Viktor Orban entend combattre Macron, «chef des forces pro-immigration» en Europe

Devinette: Quelle est la différence entre MM Orban et Macron?

– IL bénéficient pourtant les deux de 80 % de Voix du Peuple   !!!

E. MACRON: 80 % CONTRE LUI

V. ORBAN     80%  POUR LUI

Philippe Boehler.

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Viktor Orban entend combattre Macron, «chef des forces pro-immigration» en Europe

Viktor Orban entend combattre Macron, «chef des forces pro-immigration» en Europe© Lisi Niesner Source: Reuters
Viktor Orban arrive à la réunion informelle des dirigeants de l’Union européenne à Salzbourg, en Autriche, alors que le président français Emmanuel Macron s’adresse aux médias, le 20 septembre 2018.

Au cours d’une conférence de presse organisée ce 10 janvier à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a jugé «néfaste», pour son pays et pour l’Europe, la politique migratoire conduite par le chef de l’Etat Français.

Après le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, c’est au tour de Viktor Orban de tacler la politique Emmanuel Macron sur l’immigration. Le Premier ministre hongrois, hostile à la politique migratoire de Bruxelles, s’est engagé à combattre le président français sur cette thématique. «On ne peut nier qu’Emmanuel Macron est une personnalité importante, et qui plus est le chef des forces pro-immigration [en Europe]», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Budapest.

Il faut donc que je le combatte

«Il n’y a là rien de personnel mais il s’agit de l’avenir de tous nos pays. Si ce qu’il veut à propos de l’immigration se réalise en Europe, alors ce sera néfaste pour la Hongrie, il faut donc que je le combatte», a-t-il poursuivi. Viktor Orban a en outre exprimé son souhait d’assister à la victoire des partis anti-immigration lors des élections au Parlement européen de mai prochain, afin de changer la politique actuelle menée par l’UE. Dans ce sillage, il a égratigné la chancelière Angela Merkel et la position des médias allemands, qui, selon lui, «ne cessent de faire pression» pour que l’Europe accueille davantage de migrants aux dépends du peuple hongrois. «Je ne vois aucun compromis possible ici», a-t-il déclaré à ce sujet.

A contrario, le chef du gouvernement hongrois s’est félicité de l’initiative de la Pologne et de l’Italie en vue de former une alliance pour les prochaines élections européennes dans l’optique de défendre les valeurs européennes face aux aspirations «immigrationnistes» de certains responsables européens. «L’alliance italo-polonaise, l’alliance Varsovie-Rome est l’un des plus grands événements qui pouvait marquer ce début d’année», a-t-il prédit, tout en louant la gestion de la question migratoire de Matteo Salvini qu’il a qualifié de «héros».

Le 12 septembre, les eurodéputés avaient voté le déclenchement de l’article 7 du traité de l’UE à l’encontre de la Hongrie, celui-ci entraînant la mise en place d’une procédure contre un pays pour prévenir «une violation grave et persistante par un Etat membre des valeurs [européennes]». Une initiative qui avait alors provoqué l’ire de Budapest. Le 13 décembre 2018, dans une interview au Monde, le ministre des Affaires étrangères hongrois Péter Szijjarto avait accusé Bruxelles de vouloir prendre «une revanche contre la Hongrie».

Lire aussi : La Pologne et la Hongrie vent debout contre la nouvelle jurisprudence européenne sur les migrants

La Pologne et la Hongrie vent debout contre la nouvelle jurisprudence européenne sur les migrants

La Pologne et la Hongrie vent debout contre la nouvelle jurisprudence européenne sur les migrants© Laszlo Balogh Source: Reuters
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban en janvier 2017. (image d’illustration)

Après la décision de la Cour de justice de l’Union européenne de rejeter les recours déposés par la Hongrie et la Slovaquie sur la relocalisation des migrants, la Pologne et la Hongrie ont dénoncé un «viol des valeurs» de l’Union.

Le 6 septembre, la plus haute instance de justice européenne a validé le mécanisme de quotas d’accueil de migrants adopté en 2015. La Cour de justice de l’Union européenne (UE) a ainsi débouté de leurs demandes la Slovaquie et la Hongrie.

Un viol des valeurs pour la Hongrie

Dès l’annonce de cette décision, la Pologne a annoncé par la voix du chef du gouvernement, Beata Szydlo, que le pays continuerait de refuser le plan de relocalisation des migrants imposé par l’Union, en dépit du jugement de la cour. «Je n’avais aucun doute que cette décision allait survenir, mais cela ne change absolument rien à la position du gouvernement polonais sur la politique migratoire», a-t-elle déclaré en marge d’une conférence de presse.

Côté hongrois, le ministre des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, s’est insurgé : «La politique politicienne vient de commettre un viol de la loi européenne et des valeurs européennes […], cette décision proclame ouvertement la toute-puissance de l’Union européenne sur ses Etats-membres.»

«Le combat ne fait que commencer»

Tandis que Bruxelles attend un alignement de ses Etats-membres sur la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, Peter Szijjarto a au contraire insisté en précisant que «tous les moyens légaux» seraient utilisés pour s’opposer à la politique migratoire européenne, avant d’ajouter : «En réalité, le combat ne fait que commencer.»

Le groupe de Visegrad (constitué par la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie), initialement créé en 1991 pour accélérer l’intégration européenne, s’est jusqu’à présent opposé aux quotas de migrants de l’Union.

Robert Fico, le premier ministre slovaque, a de son côté annoncé que son pays respecterait la décision européenne, même s’il estime qu’elle constitue une faute politique.

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