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Une crèche de Noël au Palais fédéral pour allumer le feu?

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Berne Une crèche de Noël au Palais fédéral pour allumer le feu?

Il n’y aura pas de petit Jésus sous le sapin de Noël du Palais fédéral. C’est même Jean-René Fournier (PDC/VS) qui n’en veut pas. Par respect pour la «neutralité confessionnel de l’Etat».

Photo d'illustration

Photo d’illustration Image: Keystone/iStock

Chaque année, le Palais fédéral est décoré d’un gigantesque sapin tout en boules devant les statues des trois Suisses. Hormis quelques petites attentions ici et là, le Parlement n’en fait pas plus.

Ce n’est pas assez pour le conseiller national Jean-Luc Addor (UDC/VS). Il a fait une demande aux services du Parlement afin de pouvoir y installer une crèche représentant la Nativité: «En terre chrétienne, il me paraît nécessaire, durant le temps de Noël, de rappeler symboliquement les origines chrétiennes du pays dont nous sommes les élus».

Symboles en suffisance

La réponse est venue le 23 mai: il n’en est pas question. La Délégation administrative de l’Assemblée fédérale a répondu que la présence d’une crèche «viendrait à manifester une préférence religieuse, ce qui contrevient au principe de neutralité confessionnelle de l’Etat». La délégation ajoute: «Il existe suffisamment de symboles au Palais du Parlement qui rappellent les origines de notre pays».

Signé par un fidèle

Le plus piquant de l’affaire, c’est que ce refus est signé par le président de la délégation et président du Conseil des Etats, le Valaisan Jean-René Fournier (PDC/VS). Ce dernier n’a pas la réputation d’être tiède en matière de religion et est un fidèle assidu de l’Eglise traditionaliste de la Fraternité Saint-Pie X d’Ecône (VS). Malgré tout, cela n’a pas empêché son compatriote UDC de publier la réponse et de «sponsoriser» sa diffusion sur Facebook.

Une crèche pour les enfants?

Bien entendu, sur les réseaux sociaux, le sujet est du pain béni pour faire réagir les amis du conseiller national, qui soit en dit en passant est de confession protestante. Aujourd’hui, c’est presque un détail que l’on soit catholique ou protestant. Mais l’histoire nous enseigne que cela n’a pas toujours été aussi anecdotique en Suisse et encore plus en Valais.

Finalement, la seule crèche qui semble manquer au Parlement, c’est celle qui pourrait accueillir les jeunes enfants des parlementaires. En ce moment, il y aurait de quoi la remplir. (Le Matin)

Créé: 09.06.2019, 14h42