Suisse, LE CHEF DE l’armée démissionne.

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Merci au chef de l’armée pour son activité intense  au service du Pays.

Meilleurs voeux de santé, et bonne retraite.

Philippe Boehler.

PS: Pour mes amis français, je leur signale qu’en Suisse, le grade de général est réservé en cas de guerre, comme en 1939/45.

NOs chefs militaires sont appelés officiers généraux .

Une * , c’est un Brigadier, 2* un Divisionnaire et 3 * un Commandant de corps.

Le chef de l’armée est aussi un cdt de corps à 3 .

Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas friands des brochettes d’ étoiles, mais modestes et réalistes

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Source: www.lematin.ch

Le chef de l’armée suisse Philippe Rebord a remis sa démission, a indiqué jeudi un porte-parole du DDPS à l’agence de presse Keystone-SDA, confirmant des informations de journaux des groupes de presse Tamedia et CH Media. Les médias évoquent des problèmes de santé.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) n’a pas voulu divulguer d’autres informations. Une conférence de presse est prévue jeudi matin à Berne.

Âgé de 61 ans, Philippe Rebord est le chef de l’armée suisse depuis le 1er janvier 2017. Son contrat a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2020, au-delà de l’âge de sa retraite, pour assurer la mise en oeuvre du développement de l’armée.

Originaire de Bovernier (VS) et de Lausanne (VD), le commandant de corps est marié et père de deux filles adultes. Il a étudié l’histoire, la géographie et le français à l’université de Lausanne, dont il est licencié ès lettres.

Militaire depuis 1985

Il est entré le 1er janvier 1985 dans le corps des instructeurs de l’infanterie, au sein duquel il a assumé différentes fonctions d’instructeur d’unité et de commandant d’école. Après un séjour d’études au collège interarmées de défense à Paris, Philippe Rebord a été nommé chef d’état-major auprès des écoles d’état-major général.

Le 1er janvier 2009, le Conseil fédéral l’a nommé commandant de la brigade d’infanterie 2 et promu au grade de brigadier, avant de l’appeler cinq ans plus tard, au 1er janvier 2014, à la tête de la formation supérieure des cadres de l’armée et de l’Etat-major de l’instruction opérative. Il a succédé au 1er janvier 2017 au Zurichois André Blattmann à la tête de l’armée suisse.

Réforme DEVA

Dès son arrivée à son poste, il a repris plusieurs gros chantiers, comme la réforme de l’armée (DEVA), le programme d’armement BODLUV 2020 ou l’acquisition de nouveaux avions de combat.

La réforme (DEVA) a été lancée en 2018. Elle prévoit d’améliorer la disponibilité des troupes. Huit mille soldats entièrement équipés doivent pouvoir être déployés dans un délai de 1 à 3 jours, 35’000 en dix jours, en cas de catastrophe et attaques terroristes.

Avec la réforme, les effectifs doivent être réduits de 200’000 à 100’000 militaires (avec un effectif réel de 140’000). L’école de recrues continue de durer 18 semaines. Il n’y en a plus trois mais deux par an.

Avions de combat

Les procédures de renouvellement des moyens de défense sol-air de longue portée et de la flotte d’avions de combat sont quant à elles en cours d’évaluation. La facture totale se monte à 8 milliards de francs.

Deux systèmes de défense sol-air de longue portée sont encore dans la course. Le consortium français Eurosam et la société américaine Raytheon ont transmis leurs offres. Un deuxième appel d?offres aura lieu dans le courant de l’hiver prochain.

Quant aux nouveaux avions de combat, cinq appareils sont évalués pour remplacer les Tiger et les F/A-18: le Gripen E suédois (Saab), le Rafale français (Dassault), l’Eurofighter européen (Airbus), ainsi que les Super Hornet de Boeing et le F-35A de Lockheed-Martin américains. (ats/nxp)

Créé: 04.04.2019, 04h12
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