RT France , pour des infos de Syrie non -macro-censurées-

Selon le ministre des A.E. Lavrov, les preuves avancées par les Occidentaux sont inacceptables..

Tout cela sent le montage, la frime. Pourquoi M . Trump a-t-il lassé faire ça au lieu de prendre langue avec son homologue  russe afin de chasser l’ennemi commun… pour autant qu’il le soit.

Ce qui n’est pas évident avec le NWO et Bilderberg.

Philippe Boehler.

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Syrie : les cibles visées, les armes employées et le rôle joué par le renseignement et les médias

Syrie : les cibles visées, les armes employées et le rôle joué par le renseignement et les médias
Un pilote britannique vérifie l’armement de son avion Tornado le 13 avril 2018 sur la base de Chypre, photo ©Reuters/ministère britannique de la Défense

Les Occidentaux ont mené plusieurs «frappes de précision» contre la Syrie. Washington a de nouveau martelé avoir des preuves de l’implication de Damas dans l’attaque chimique présumée de Douma, mais ne pas pouvoir publier des informations classifiées

Dans la nuit du 13 au 14 avril, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont attaqué plusieurs cibles en Syrie. Les frappes ont été menées en représailles à l’attaque chimique présumée de Douma, une semaine plus tôt, que les Occidentaux attribuent à Damas.

Washington a approuvé des «frappes de précision» contre la Syrie, en coordination avec ses deux alliés. Peu après la déclaration de Donald Trump annonçant le bombardement, des explosions ont été rapportées à Damas. La défense antiaérienne syrienne a réagi aux tirs, abattant 71 missiles sur 103, d’après le ministère russe de la Défense. La France participé à des tirs contre deux sites dans la région de Homs, mais pas à ceux près de Damas. Moscou a par la suite confirmé qu’aucune frappe n’avait visé les abords de ses bases aérienne et navale situées dans le nord-ouest du pays.

Quelles étaient les cibles ?

Des frappes ont notamment concerné le complexe de Barzeh, au nord-est de Damas. La coalition occidentale affirme que ces installations sont impliquées dans la fabrication d’armes chimiques.

Le gouvernement syrien a déclaré de son côté que le bombardement avait détruit un centre d’éducation, ainsi que des laboratoires scientifiques, mais qu’aucune victime n’était à déplorer.

Le ministère britannique de la Défense a fait savoir dans un communiqué que quatre jets Tornado de la Royal Air Force avaient également tiré des missiles dans les environs de Homs, à environ 170 kilomètres au nord de la capitale, Damas. Londres affirme que le gouvernement syrien y stockerait des produits de base utilisés dans la fabrication d’armes chimiques.

«Notre action est proportionnée et vise spécifiquement à dégrader les capacités du régime à utiliser des armes chimiques», martèle le ministère britannique, bien qu’aucune preuve ne soit apportée pour l’heure, en dehors des allégations d’ONG pro-occidentales et anti-Damas, reprises par les médias occidentaux… Et reprises enfin par Paris, Londres et Washington. Une mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques devait arriver ce même jour à Douma pour enquêter sur l’attaque chimique présumée du 7 avril dernier.

Douze missiles ont également visé la base aérienne syrienne de Dumeir, dans le grand est de Damas. L’armée syrienne a répliqué en tirant des missiles antiaériens de fabrication soviétique, de type Bouk.

Quelles armes ont été utilisées ?

L’armée américaine n’a pas précisé le type de missiles employés, mais lors de la frappe punitive d’avril 2017 contre la base aérienne syrienne d’Al-Chaaryate, Washington avait mis en œuvre des Tomahawks. Le secrétaire d’Etat à la Défense James Mattis a précisé ce 14 avril 2018, que deux fois plus de missiles avaient été utilisés que lors de la frappe d’avril 2017. «C’est une frappe massive», a-t-il souligné.  D’après Fox News, des bombardiers à long rayon d’action B-1 ont aussi été engagés.

 

Le ministère russe de la Défense a noté de son côté que les Etats-Unis et ses deux alliés avaient déployé des avions de combat, des navires de guerre et avaient tiré plus d’une centaine de missiles air-sol sur des infrastructures syriennes civiles et militaires. Ces frappes auraient notamment été menées depuis deux navires battant pavillon américain croisant en mer Rouge.

Dans le détail, d’après l’AFP, la France, a engagé cinq frégates de premier rang et neuf avions de chasse dont cinq Rafale, a annoncé avoir tiré pour la première fois des missiles de croisière navals, 3 sur les 12 missiles qu’elle a lancés parmi la centaine ayant visé la Syrie au total. Londres a pour sa part utilisé quatre avions de chasse Tornado GR4 de la Royal Air Force, équipés de missiles Storm Shadow

Médias, des réseaux sociaux et des informations classifiées occidentales, jugées «fiables»

La chronologie des frappes occidentales est notable, à quelques heures de l’arrivée des enquêteurs de l’OIAC sur le site de Douma, dernier bastion tenu par Jaïch al-Islam à tomber dans la Ghouta orientale.

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Lors de l’annonce des raids aériens, la Maison Blanche a mis en avant des informations «fiables du renseignement» américain. L’exécutif américain a également fait valoir comme preuves les réseaux sociaux et des ONG, comme les Casques blancs, nominés aux Oscars à Hollywood. «Le 7 avril, des utilisateurs de réseaux sociaux, des organisations non gouvernementales ainsi que d’autres publications en open-source ont rapporté un bombardement à l’arme chimique à Douma», a affirmé  Washington, cité par CNBC. Les Etats-Unis ont également martelé l’argument selon lequel le «régime syrien» aurait utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques. La raison ? «Pour compenser sa faiblesse militaire», affirme encore Washington

 Le 13 avril, le département d’Etat américain affirmait avoir des preuves de la culpabilité de Damas. La porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert, citée par Reuters, mettait en avant un «très haut niveau de confiance» des conclusions du renseignement américain, tout en se disant dans l’incapacité de les rendre publiques, faisant valoir que ces informations étaient classifiées… «C’est l’appréciation du gouvernement britannique, du gouvernement américain [et] du gouvernement français», a-t-elle encore avancé.

Aujourd’hui, Washington utilise les médias à la place d’un tube à essais

Réagissant aux frappes occidentales, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a déploré que les Occidentaux ne se soient reposés que sur des présomptions. «Les médias américains et occidentaux devraient se rendre compte de leur responsabilité dans cet incident. Il y a 15 ans [en 2003, au moment de deuxième guerre en Irak], la Maison Blanche a eu recours à un tube à essais et à son secrétaire d’Etat [Colin Powell]. Aujourd’hui, Washington utilise les médias à la place d’un tube à essais», a-t-elle déclaré.

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Moscou : Londres impliqué dans la mise en scène de l’attaque chimique présumée en Syrie (VIDEO)

Moscou : Londres impliqué dans la mise en scène de l'attaque chimique présumée en Syrie (VIDEO)
Des témoins présents à l’hôpital de Douma lors de l’attaque chimique présumée du 7 avril 2018, capture d’écran RT France

Au cours d’un briefing, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir des preuves de l’implication du Royaume-Uni dans l’attaque chimique présumée en Syrie du 7 avril 2018, évoquant une «provocation – mise en scène»

Face aux accusations occidentales contre Damas, et son allié russe, d’avoir commis une attaque chimique à Douma (est de Damas) le 7 avril, le ministère de la Défense russe a affirmé, lors d’un briefing ce 13 avril, avoir des preuves de l’implication du Royaume-Uni, ainsi que de plusieurs pays occidentaux, évoquant une «provocation – mise en scène». «On sait que des pressions ont été exercées le 6 avril sur les fameux Casques blancs […] avec pour prétexte une attaque chimique», a déclaré Igor Konachenkov, porte-parole du ministère.

Ces Syriens ont montré qu’ils figuraient eux-mêmes sur ces vidéos

«Un certain nombre de pays occidentaux poursuivent leurs accusations infondées d’attaque chimique [contre Damas]», a déclaré le ministère russe de la Défense. «La Russie avait prévenu dès le mois de mars qu’une provocation de ce type serait mise en œuvre, de façon à inciter et à provoquer des opérations militaires de la part des Etats-Unis», a encore déclaré le ministère, soulignant que les seules preuves apportées étaient des vidéos fournies par les rebelles eux-mêmes dans un secteur alors encore tenu par le groupe armé salafiste Jaïch al-Islam.

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La Défense russe a présenté plusieurs témoignages directs de Syriens, dont un étudiant en médecine travaillant à l’hôpital de Douma, contredisant la version occidentale. «Ils nous racontent exactement ce qu’il s’est passé», a déclaré Igor Konachenkov.

Des témoins ont vu des personnes absolument inconnues équipées de caméras entrer dans l’hôpital et arroser tout le monde

«Ces Syriens ont montré qu’ils figuraient eux-mêmes sur ces vidéos», a-t-il poursuivi. Selon ces témoignages recueillis par Moscou, aucune des personnes emmenées à l’hôpital de Douma ne portaient de symptômes d’attaque chimique, en dépit des images vidéos mises en avant par les rebelles comme des preuves. «[Ces témoins] ont vu des personnes absolument inconnues équipées de caméras entrer dans l’hôpital, arroser tout le monde et semer la panique», a souligné Igor Konachenkov, précisant que ces individus ordonnaient aux gens de dire qu’ils avaient été victimes d’une attaque chimique. «Et donc, évidemment, les gens ont commencé à s’arroser d’eau», a-t-il noté, ajoutant : «Ces inconnus, après avoir filmé cette scène-là, ont disparu.»

«Ce sont ces images qui servent de preuves, entre guillemets, et qui sont diffusées dans les médias dans tous les sens», a encore noté Igor Konachenkov.


https://francais.rt.com/international/49828-serguei-lavrov-s-exprime-sur-syrie

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