Rodgeur…pourvu que SON tennis ne soit pas *FAIT D’ERREURS*

Wimbledon , le gazon est mis

Rodgeur…pourvu que son  tennis ne soit pas *FAIT D’ERREURS*

merci au Matin-Orange *e* pour ses très bons reportages !

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Philippe Boehler

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Il est 15h30 dimanche. Depuis une petite demi-heure, Roger Federer est à pied d’oeuvre sur un terrain d’entraînement d’Aorangi Park. De l’autre côté du filet, c’est le Tchèque Tomas Berdych qui lui donne la réplique. Interdit au public, le site est envahi par les journalistes et les photographes venus voir le «Maître» régler ses frappes sur le gazon de Wimbledon.

Parmi les médias, une jeune joueuse est là, appuyée sur la rembarre qui surplombe le court ou évolue le Bâlois de bientôt 38 ans, à regarder avec attention comment on se prépare quand on s’appelle Roger Federer. Casquette sur la tête, elle ne perd pas une miette de la séance. Puis «RF» gratifie l’assistance d’un revers croisé gagnant improbable en bout de course. A plat? Slicé? Un mix des deux mais même lui ne semble pas trop savoir. Près du grillage, il en sourit.

L’heure d’entraînement (de 15 à 16 heures) touche à sa fin. Le sourire aux lèvres, Rafael Nadal vient d’arriver à Aorangi Park. «Hola que tal?», lance le Majorquin en continuant son chemin. L’Espagnol descend les marches vers son court réservé. Il croise le regard de Severin Lüthi, le coach de Roger Federer, qui ne quitte jamais ses lunettes noires. Les deux hommes échangent quelques mots qui ont le don de faire sourire le Bernois. Mais c’est l’heure. L’homme aux 20 titres en Grand Chelem en a terminé. Il reviendra lundi.

Le lendemain, même lieu même heure. Roger Federer est cette fois sur le court No 15. En face de lui, c’est l’Argentin Diego Schwartzman qui lui donne le change. L’ambiance est bonne enfant entre les deux hommes. Enfin, sauf quand le «Maître» se rate sur une volée de coup droit facile. «Idiot», crie-t-il au filet. A côté de lui, Andy Murray travaille ses gammes au service. Après plusieurs échecs d’affilée, l’Écossais arrive enfin à frapper un des étuis posé sur la ligne du carré de service.

Comme la veille, les entraîneurs de Roger Federer, Ivan Ljubicic et Severin Lüthi, jouent les ramasseurs de balles. Le Croate manque d’ailleurs de peu de se faire allumer par «RF», qui voulait lui rendre une balle. Il est 15h57. Le Suisse contourne le filet pour savoir si Diego Schwartzman veut s’arrêter là ou pas. «Va pour un dernier jeu», lâche le petite argentin (1m70) de 26 ans. Le poil à gratter sur terre battue le remporte et lève timidement les bras au ciel.

Les successeurs de Roger Federer sur le court sont là depuis quelques instants. Ivan Ljubicic demande au Bâlois s’il compte prendre sa douche ici ou pas. Dans la foulée, le vainqueur de la Coupe Davis 2005 avec la Croatie récupère du haut de la tribune quatre balles d’un admirateur en chasse de dédicaces. Assis en tailleur, «RF» s’exécute avant d’apposer sa signature sur une feuille, tendue par une jeune femme. Le «Maître» quitte les lieux. Dans une poignée d’heures, il a rendez-vous sur le Center court.

(nxp)

Créé: 02.07.2019, 08h01

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