Premier bilan avec -l’ atout suisse- (?) d’Emmanuel Macron au Palais Bourbon

www.lematin.ch de ce 4 juillet 2018 consacre 2 pages très élogieuses au député des Français de CH et FL à Paris!

Elu voici un an avec 11,8 % des électeurs inscrits en CH et FL. il semble ne pas avoir participé au vote du 3/4 juillet sur les FAKE NEWS.

Je ne partage guère les opinions de ce cher Dr. qui m’a bloqué il y a un an sur ses sites sociaux.

Indigne d’un homme qui veut représenter tous les Français de Suisse

J’ ajoute que ce fier député est parmi les plus mal notés pour leur présence au Parlement français.

Dire du député qu’il est l’atout suisse au Palais- Bourbon relève un peu  de la gageure.

Philippe Boehler.

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Premier bilan avec l’atout suisse d’Emmanuel Macron https://www.lematin.ch/13834041

“Élu il y a un an, le député français Joachim Son-Forget est toujours médecin au CHUV.

Il raconte son grand écart entre Paris et Lausanne. «J’aime le consensus helvétique», lâche-t-il.

«À l’Assemblée, on me fait remarquer mes pointes d’accent suisse», reconnaît Joachim Son-Forget.

«À l’Assemblée, on me fait remarquer mes pointes d’accent suisse», reconnaît Joachim Son-Forget. Image: Le Matin/Laurent Crottet

Les cinq dates qui comptent pour le député
12.4.1983 Naissance à Séoul, en Corée du Sud, et adoption par une famille française.

1994-2008 Pratique du karaté, enseignement du kung-fu, taï-chi (2005-2007). Diplôme de médecin à Dijon.

2015 Doctorat en sciences et en médecine à l’EPFL et à l’UNIL.

13.2.2017 Concert de clavecin au Victoria Hall, à Genève.

2.6.2017 Obtient 63,2% des voix lors du premier tour des élections législatives françaises.

  ( DES VOTANTS QUI ne représentaient  que 18,8 % DES INSCRITS)

M Son-Forget a donc été élu par 11.8% des inscrits dans la circonscription de CH et FL.

( Ph.Boehler)

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Le parti En Marche! du président Emmanuel Macron a gagné haut la main les élections françaises du 18 juin 2017. Un de ses amis, le radiologue Joachim Son-Forget, a été élu par les résidents français établis en Suisse.

Un an après, le Vaudois de cœur se révèle être autant à l’aise dans le milieu politique parisien qu’auprès des soignants lausannois, comme il nous le raconte dans une discussion à bâtons rompus à la cafétéria du Centre hospitalier et universitaire vaudois (CHUV).

Dans quel domaine êtes-vous actif comme député?

La politique étrangère.

Elle me passionne depuis l’enfance, avec la chute du mur de Berlin en 1989. Votre question me rappelle un vieux souvenir enfoui en moi. J’avais 6 ans quand j’ai commencé à prendre des notes dans un petit carnet sur les événements du monde. Et puis, en 1999, dans le cadre d’un concert de piano que je donnais dans un village de Haute-Marne en faveur du Kosovo, j’ai connu le drame de ses habitants.

Vous connaissez bien le Kosovo?

Je l’ai vraiment découvert en Suisse romande, au cours de mes études de médecine, et cela m’a amené à aller là-bas faire un stage de chirurgie. J’ai été épaté par la formidable énergie de nombreux jeunes. Ils m’ont donné envie de les aider. Lié aux milieux politiques et culturels du pays, je suis un peu leur ambassadeur. Ses dirigeants m’en sont reconnaissants.

Je viens de recevoir la citoyenneté kosovare des mains de leur président à l’occasion des 10 ans de l’indépendance.

Comment agissez-vous concrètement à l’Assemblée nationale?

À la Commission des affaires étrangères, c’est un travail en coulisses de diplomate sur d’autres régions du monde auxquelles je suis attaché, particulièrement la Syrie, la Corée, ainsi que l’Afrique et l’Amérique latine. Mes liens me donnent accès à des sources confidentielles dont je fais profiter d’autres acteurs français avec lesquels je travaille; par exemple sur les bombardements chimiques en Syrie.

Et la Corée dont vous êtes originaire?

Je parle un peu coréen, mais moins bien cependant que ma fille et ma femme. Je peux m’entretenir avec des hommes politiques sud-coréens qui ont confiance en moi, voire des diplomates nord-coréens. Ces rencontres discrètes servent l’accord de paix qui est en train de se dessiner. La société civile est à la base de tout changement, comme en République démocratique du Congo ou au Nigeria.

Cet engagement international est bien loin des préoccupations de vos électeurs. Comment leur êtes-vous utile?

Je ne suis pas un élu local. Je remplis un rôle de soutien de l’action du président Macron: suivre et contrôler l’action du gouvernement, et légiférer.

Concernant les relations franco-helvétiques, les Français de Suisse ne vous demandent-ils pas du soutien pour leurs propres affaires, comme c’est la tradition en France?

La relation bilatérale entre nos deux pays fonctionne plutôt bien. C’est une activité permanente et fondamentale dont je m’occupe. Quant aux ressortissants français établis ici, je réponds quotidiennement à leurs soucis. Comment? En jouant un rôle discret d’intermédiaire auprès des différentes administrations.

Alice, votre attachée parlementaire, vous conseille sur ces sujets?

Oui, j’ai quatre attachés, deux à plein temps et deux à mi-temps, financés par l’Assemblée. Leur rôle est indispensable au bon fonctionnement de mon bureau parlementaire.

Et vous êtes payé combien?

Je suis payé 5600 euros net, auxquels il faut ajouter 5000 euros mensuels dédiés aux frais de mandat. Je gagne moins qu’en étant médecin à 100%. Mais j’aime ça, cette mission de trait d’union entre le président et les Français.

Ce rôle public, cet engagement à 200%, est bien perçu au CHUV?

Je ne crois pas avoir changé. J’ai apporté un peu d’impertinence française en venant travailler à Lausanne, tout en respectant les codes suisses de politesse. C’est ma marque de fabrique à l’Assemblée. On me fait remarquer mes pointes d’accent suisse, mes expressions helvétiques. Et on s’étonne, dans mon camp, que je puisse être un ami de Jean-Luc Mélenchon, ce député d’extrême gauche dont les idées politiques sont à l’extrême opposé des miennes. Mais nous nous accordons sur des causes telles que la sauvegarde des océans.

À l’Assemble nationale, vous êtes au fond très Suisse…

J’aime le consensus helvétique, cette force tranquille, affable. J’aime ses politiciens polis qui s’écoutent avec leurs différences. Sans doute parce que j’ai naturellement acquis avec l’abandon et l’adoption la capacité de m’adapter aux milieux de vie qui m’accueillent.

En qualité de député français, est-ce réellement possible d’avoir un soutien populaire en Suisse?

Oui. Très vite, on m’a reconnu dans la rue. On me salue gentiment dans les transports publics et dans le train, entre Lausanne et Genève. Je discute volontiers avec chacun, tout particulièrement avec les contrôleurs, qui m’appellent Monsieur le Député et sont très respectueux. (Le Matin)

Créé: 04.07.2018, 17h00

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Votations sur Loi Fake News au Palais Bourbon adoptée par 10 % des parlementaires ???