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Le Valais n’est pas prêt pour un séisme de grande ampleur

Le Valais n’est pas prêt pour un séisme de grande ampleur

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Près de 800 morts, 1600 bâtiments détruits et 119 000 sans-abris. Ce sont les conséquences auxquelles s’attendent les autorités valaisannes en cas de séisme de magnitude 6,5 en plaine entre Sion et Sierre, rapporte ce jeudi «Le Nouvelliste». Et si ce scénario extrême peut statistiquement se produire tous les 475 ans, un séisme de magnitude plus faible, avoisinant les 6, est lui probable dans les prochaines décennies.

Pour s’y préparer, le canton s’est inspiré des dispositifs mis en place lors des derniers sinistres qui ont secoué l’Italie, au premier rang desquels le tremblement de terre de L’Aquila, en 2009. Que ce soit dans l’intervention en terrain difficile d’accès ou dans la préparation des habitants en prévention d’une catastrophe.

Reste que si le Valais semble au point dans la réaction, c’est l’avant-séisme qui demeure préoccupant, notamment du côté du parc immobilier cantonal.

Normes parasismiques

Selon «Le Nouvelliste», seulement 10 à 20% de ce dernier est «assurément» aux normes parasismiques, dont un contrôle de la mise en application a été instauré en 2004. Mais 80 à 90% des bâtiments cantonaux ont été construits avant cette date, explique un expert en génie parasismique au quotidien valaisan. «Ça ne veut pas dire que ces constructions vont s’effondrer à la moindre secousse, mais seulement que nous avons des doutes sur leur résistance», nuance-t-il.

Selon le Concept cantonal préparation et intervention en cas de tremblement de terre (COCPITT), il faudrait «pas moins de trois générations» pour que l’ensemble du parc immobilier valaisan soit apte à résister à un séisme majeur. En attendant, les autorités ont mis la priorité sur les bâtiments publics, et notamment ceux à forte concentration de personnes et ceux exerçant une fonction vitale, comme les hôpitaux.

Autonomie communale

Si ces édifices cantonaux de haute importance ont tous été «traités et analysés», ce n’est pas le cas des bâtiments dont le canton est locataire et dont la mise aux normes ne relève pas de sa compétence, rapporte «Le Nouvelliste». Comme c’est le cas par exemple avec les écoles communales.

Et il en va de même pour les constructions privées. «Communes et privés sont responsables de leurs constructions. Mais la loi n’impose pas de mettre aux normes les bâtiments anciens, sauf en cas de rénovation», explique l’architecte cantonal Philippe Venetz au quotidien valaisan.

J.Z

Créé: 21.11.2019, 17h54