GILETS Jaunes, acte 22. Centre Toulouse

GILETS Jaunes, acte 22. Centre :   Toulouse

 

 

 

 

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Quand on  voit qu’en France , chaque samedi, et ce depuis 22 semaines ,

il y a des gens qui manifestent contre le POUVOIR , partout dans le Pays, on  peut en déduire que ce pouvoir ne représente plus le Peuple.

Il n’est donc plus  légitime.

IL ne reste plus que ces solutions :

DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE et DEMISSION DU Président sont les uniques options restantes.

Philippe Boehler.

………

La tension est montée samedi à Toulouse dès le début de la manifestation de milliers de «gilets jaunes» dans la ville, proclamée «capitale» du mouvement pour son 22e acte, avec de premières charges policières pour cantonner le cortège. Moins d’une heure après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement menant au centre historique.

Très vite, les forces de l’ordre ont avancé pour réduire le périmètre, lançant à chaque progression des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Un calme tendu était toutefois revenu en début d’après-midi, des rangs de manifestants, restés quelques milliers, se reformant pour reprendre un cortège. Là aussi, la police a plusieurs fois tiré des gaz lacrymogènes. Selon la préfecture, elle est intervenue très vite en réponse à des «jets de projectile» à son encontre.

Manifestants cagoulés

La préfecture a relevé «la présence d’individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés», qui avaient en début d’après-midi «déjà pris à partie les forces de l’ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d’artifices». Un engin de chantier de travaux menés sur l’avenue a été incendié, sans d’autres sérieuses dégradations en début d’après-midi.

«Vous avez vu: tout se passait bien et ils nous gazent» s’est indigné auprès de l’AFP Fly Rider-Maxime Nicolle, une des figures du mouvement, venu en renfort dans la ville. «J’ai décidé de venir car il y avait un appel national» à faire de Toulouse, un des bastions du mouvement, l’épicentre de cet acte 22, «mais je suis déçu de cette réponse», a-t-il ajouté. Il a dénoncé comme une «campagne de com’ à 12 millions» le grand débat lancé par l’exécutif.

La manifestation des «gilets jaunes», non déclarée, a été interdite d’accès à la place du Capitole, dans le centre historique, mais non sur le parcours où les premiers heurts ont éclaté.

Loi anticasseurs

Ces rassemblements, comme ceux prévus à Marseille, Grenoble ou Lille sont les premiers à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement ciblée par les manifestants. Cela laisse au pouvoir «encore plus la liberté de faire tout et n’importe quoi» contre le mouvement, a déploré Priscillia Ludosky, l’une de ses figures, venue en renfort à Toulouse où Fly Rider-Maxime Nicolle est aussi attendu.

Jean-Baptiste, qui défile régulièrement à Paris, a répondu aux appels sur les réseaux sociaux pour converger sur Toulouse. Mots d’ordre: «montrer que tout ne fait que commencer après les résultats du gros débat», et poursuivre la lutte «contre Macron et son monde». «Voici les casseurs» proclame sa pancarte, avec des photos notamment du chef de l’Etat et du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Surfant sur une forte mobilisation dans cette ville depuis novembre – jusqu’à 10’000 manifestants recensés en janvier – les «gilets jaunes» comptent notamment sur des renforts de Bordeaux et Montpellier.

«Volonté d’en découdre»

Non-déclarée, la manifestation a été interdite d’accès, comme depuis fin mars, à la place emblématique du Capitole. Et plus de 800 policiers et gendarmes étaient prévus, selon la Dépêche du Midi. S’ils se soldent toujours par des heurts, les cortèges toulousains ont perdu ces dernières semaines en violences.

Se félicitant de cette amélioration, le maire Jean-Luc Moudenc s’est toutefois dit «inquiet» car «beaucoup de monde est attendu». Mais ni la municipalité ni les associations de commerçants n’ont souhaité une opération «ville morte».

Ce rendez-vous est le premier depuis l’entrée en vigueur jeudi de la loi anticasseur, instaurant notamment un délit de dissimulation du visage dans les manifestations. «Ma liberté de donner mon opinion aujourd’hui elle m’est interdite, si je me masque le visage on peut me mettre en garde à vue, je suis scandalisée», s’indigne Pauline, une trentenaire «gilet jaune» de la première heure, venue de l’Ariège voisine.

«Loi liberticide»

A Paris, ce dispositif, partiellement censuré par le Conseil constitutionnel et dont une cinquantaine d’organisations ont demandé l’abrogation, est aussi dans le collimateur des manifestants. Le premier cortège parisien rejoindra en début d’après-midi Place de la République la marche pour «la liberté de manifester», organisée par plusieurs associations (dont LDH, Amnesty, Attac, Unef, SOS Racisme…).

La préfecture de police a interdit tout rassemblement sur les Champs-Élysées et les rues perpendiculaires. Régulièrement imposées depuis la mi-mars, les interdictions partielles de manifester concernent aussi nombre d’autres villes: Lille, Lyon, Montauban…

La semaine dernière, l’acte 21 avait rassemblé 22’300 personnes dans les rues en France, selon l’Intérieur, soit le plus faible décompte officiel depuis le 17 novembre. Sur la page Facebook du «Nombre jaune», les «gilets jaunes» revendiquaient eux plus du triple.

La possibilité d’un sursaut, en riposte à la tentative de reprise en main du chef de l’Etat inquiète. M. Castaner s’en est fait l’écho. «La menace semble plus forte pour le 20 avril, vous avez vu un certain nombre d’appels qui invitent quasiment à détruire Paris. Je crois qu’aujourd’hui, on a perdu tout le sens de la manifestation, on a perdu tout le sens de la revendication, il n’y en a plus. C’est le rituel du samedi», a-t-il déploré. (afp/nxp)

Créé: 13.04.2019, 04h20

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