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Facebook :S’adapter à la baisse du reach

S’adapter à la baisse du reach FACEBOOK

Philippe Boehler.

sur blog: les visites sont plus importantes que chez FB! Ce jeudi 17 octobre un tableau :

à droite case vide: visites

visiteurs

 

Today: 408 6 755
Yesterdavy: 360 6 080
Last 7 Days: 2 655 48 300
Last 30 Days: 10 454 187 090
Last 365 Days: 122 529 562 262
Total: 227 511 822 626

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https://www.webmarketing-com.com/

S’adapter à la baisse du reach Facebook :

9 experts partagent avec vous leurs conseils

Sylvain Lembert Fondateur Webmarketing & co’m

Depuis déjà plusieurs années, le reach naturel fond à vue d’œil, il en va de même bien sûr pour l’audience apportée aux sites par Facebook. Face à ce constat, quelles sont aujourd’hui les techniques et bonnes pratiques pour maintenir une visibilité ? Nous avons échangé avec 9 experts sur ce sujet, voici leurs retours riche d’enseignements…

9 experts ont bien voulu répondre à la question suivante :

Training&Co'm

« Quels sont tes meilleurs conseils pour s’adapter à la baisse du reach Facebook ? »

Voici leurs retours. Rendez-vous également à la fin de cet article pour la checklist pour contrer la baisse du reach Facebook !

Frédéric Canevet, Product Manager chez Eloquant.com & Blogueur sur ConseilsMarketing.com

Si je n’avais qu’un seul conseil, cela serait de mettre en place dès que possible un chatbot Messenger, par exemple avec Manychat.

Cela ne coûte que 10 $ / mois (pour 500 abonnés puis 15$ pour 1000 abonnés), et cela vous permet d’envoyer des messages à votre base de fans.

En effet, le GROS problème avec Facebook, c’est que vous avez certes une base de fans, mais vous ne pouvez pas communiquer avec eux comme vous le voulez.

C’est donc la course en avant sans fin pour créer de nouvelles publications, et espérer qu’elles soient vues…

Avec les solutions de chatbot vous pouvez répondre automatiquement aux demandes les plus simples sur votre pages (ex: enregistrer une demande de support et l’envoyer par email au service client, répondre sur les heures d’ouvertures…), mais surtout proposer à vos fans de s’abonner pour recevoir d’autres messages.

Ces messages sont limités par Facebook pour des envois non promotionnels (et le seront encore plus le 15/01/2020 avec de nouvelles règles), mais vous pouvez envoyer vos articles de blogs, organiser des concours…

Vous avez un taux de lecture de plus de 80%, et souvent un taux de clic de 15 à 40% (c’est comme un SMS) et vous pouvez hyper personnaliser les communications (grâce à la segmentation avec des tags).

Si vous ne savez pas par où commencer, faites simplement un jeu concours avec un cadeau à gagner avec un quizz. Vous pourrez obtenir vos premiers abonnés, et envoyer vos messages.

En revanche, avec les chatbots messenger, il faut écrire en mode conversationnel (souvent ludique) et interactif (et non pas unidirectionnel comme avec un emailing), ce qui peut changer la manière de communiquer.

Frédéric CANEVET est Product Manager chez Eloquant.com & Blogueur sur ConseilsMarketing.com.

Il est également auteur du livre « Le Growth Hacking » publié aux Editions Dunod.

Joseph Donyo, Consultant et formateur Facebook Ads

Il ne faut pas se voiler la face : Facebook n’est plus le réseau social que les marques pouvaient utiliser gratuitement à ses débuts.

Aujourd’hui, c’est un média payant et si on n’y met pas un minimum de budget, il est très difficile d’être visible.

Mon conseil est donc de tester la publicité Facebook à petite échelle pour promouvoir son contenu. Pas besoin de dépenser des fortunes dans un premier temps ! Avec 5€ / jour, vous pouvez déjà toucher plusieurs milliers de personnes en France (et beaucoup plus dans des pays en voie de développement).

Budget publicité Facebook

Il suffit de créer une campagne de trafic en ciblant soit une audience créée à partir de quelques centres d’intérêts pertinents, soit une audience similaire au trafic de votre site (si vous avez installé le pixel Facebook depuis assez longtemps pour qu’il ait collecté des données sur vos visiteurs).

Pour le contenu créatif de votre publicité, vous pouvez simplement utiliser la publication organique que vous avez déjà postée sur votre page et la « transformer » en publicité.

Créer une publicité Facebook

Attention à un détail important : quand vous publiez sur votre page, vous vous adressez sûrement directement à vos fans (une audience qui vous connaît) alors que votre publicité va être montrée à des audiences froides qui ne vous connaissent pas. Assurez-vous donc que le texte de la publication/publicité soit adapté aux deux types d’audiences.

Si cela fonctionne bien pour vous et que vous obtenez un trafic qualifié à un coût abordable, vous pouvez augmenter progressivement les montants dépensés (ou vous pouvez créer une 2e campagne de retargeting pour générer des abonnés à votre newsletter… mais c’est un autre sujet 😊)

Joseph Donyo aide les entrepreneurs, les PME et les startups à développer leur activité en les accompagnant dans la gestion de leurs campagnes Facebook Ads et en les formant pour qu’elles les gèrent de façon autonome. Retrouvez le via son Podcast No Pay No Play  ou sa Formation express et gratuite : « Comment créer votre 1ère publicité Facebook en moins de 45 minutes »

Danilo Duchesnes, spécialiste Facebook Ads

C’est un fait.

La portée organique des Pages Facebook est très faible (moins de 5% en moyenne) et va continuer à baisser année après année.

On ne peut rien y faire et même Facebook a plus ou moins avoué que vous devriez supposer que la portée organique arrivera à zéro un jour ou l’autre.

Même les vidéos préenregistrées et les vidéos en direct qui obtenaient des boosts de visibilité n’obtiennent plus autant de portée qu’avant.

Facebook a maintenant suffisamment de vidéos sur sa plateforme et n’en a plus besoin.

Par contre, l’engagement général sur la plateforme ne cesse de diminuer.

Comme Facebook veut que ses utilisateurs restent sur sa plateforme, Facebook va donner plus de visibilité à des contenus qui obtiennent des commentaires et plus précisément des discussions.

Quelle que soit sa forme, un contenu qui génère des discussions a de grandes chances de voir sa portée organique être « boostée » naturellement par Facebook et peut-être de connaitre de la viralité.

Pour provoquer des discussions, votre contenu doit faire réagir, que ce soit par le débat, l’émotion (positive ou négative) ou la curiosité.

Maintenant que nous avons parlé de l’essence d’un contenu qui réussit sur Facebook, laissez-moi vous donner encore quelques bonnes pratiques pour vous adapter à la baisse de portée organique sur Facebook.

1 : Booster vos meilleures publications

Aujourd’hui, il faut payer pour jouer sur Facebook. C’est un deuxième fait !

Le problème, c’est que certaines publications sont tout simplement un échec et vous ne devriez PAS mettre de l’argent dessus.

Heureusement, vous constaterez que d’autres publications ont un réel potentiel de viralité.

Vous pouvez le remarquer en comparant le taux d’engagement de cette publication par rapport au taux d’engagement moyen de votre Page.

Taux d'engagement Facebook

Même s’il n’y a uniquement qu’un post par semaine qui se démarque, c’est sur celui-là que vous devriez mettre tout votre budget « visibilité ».

Une fois le post sélectionné, je vous conseille de cibler aussi bien des personnes qui vous connaissent déjà (fans Facebook, clients, abonnés à la newsletter) que les personnes qui ne vous connaissent pas, mais ressemblent à vos clients (audiences similaires).

2 : Créer un Groupe Facebook privé

Toute l’année 2018, Facebook a été secoué par des scandales liés à son utilisation des données utilisateurs.

Alors, Facebook a réagi en affirmant haut et fort que « The future is private ».

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ce qui était autrefois public (partager un statut, raconter sa vie toutes les 2 heures) est en train de devenir privé ou éphémère. Et ça, Facebook l’encourage.

Plutôt que de montrer une photo de leur dernier voyage à Bali, les utilisateurs Facebook les partagent en Stories, dans des conversations Messenger ou même des groupes privés avec leurs amis.

Facebook met justement bien en avant les Groupes Facebook et leurs publications dans le fil d’actualités.

En d’autres mots, les publications des Groupes Facebook desquelles vous faites partie ont maintenant plus de visibilité dans le fil d’actualités.

Facebook prépare d’ailleurs un fil d’actualités exclusivement pour les Groupes que vous avez rejoints.

Pour cette raison, je vous conseille de créer votre propre Groupe Facebook.

Comme les Pages peuvent aussi créer un Groupe, c’est l’occasion rêvée de développer une communauté de super fans.

Ce que j’aime vraiment dans les groupes, c’est qu’ils n’ont pas pour but premier de promouvoir vos produits ou services, mais plutôt d’échanger autour d’un centre d’intérêt commun.

3 : Jouer aux nouvelles règles du marketing Facebook

En 2019, faire du marketing Facebook, ce n’est plus seulement publier une photo ou une vidéo sur votre Page Facebook.

C’est aussi :

  • Utiliser Messenger ;
  • Mettre en place un chatbot pour améliorer votre service client, promouvoir vos contenus ou offres ;
  • Faire de la publicité Facebook pour promouvoir vos produits/services ;
  • Créer une communauté privée (Groupe Facebook) et l’animer ;
  • Faire des Stories (oui, les utilisateurs Facebook les regardent vraiment).

Ne vous limitez pas au fil d’actualités. Intéressez-vous aussi à Messenger ou aux Groupes Facebook.

De nombreux marketeurs affirment que les taux d’ouverture et de clic des campagnes Messenger (via un chatbot) sont incroyablement élevés et que c’est une opportunité à ne pas manquer.

C’est peut-être votre chance.

Danilo Duchesnes : Fondateur et CEO de DHS Digital, agence de publicité Facebook et Instagram, Danilo est spécialiste du marketing digital et de la publicité Facebook depuis 3 ans. Chaque semaine, il partage ses meilleurs conseils sur son blog qui aide chaque mois plus de 100.000 personnes à se servir du marketing digital. Pour apprendre plus vite, téléchargez ses meilleurs conseils gratuitement résumés dans un de ces 10 guides.

Stefanie Fiori, formatrice en réseaux sociaux et coach en personal branding

Stéphanie Fiori, formatrice réseaux sociaux

Depuis le nouveau changement d’algorithme, Facebook privilégie les publications partagées qui suscitent des conversations entre amis, la famille et des pages jugées pertinentes.

Le social selling est une philosophie qui peut aider à combattre la baisse constante de reach Facebook.

Parce qu’il contribue aux échanges et commentaires, à la reconnaissance de son expertise, dans une démarche professionnelle plus authentique.

La vente a évolué, nous avons besoin de conseils plus que de vendeurs, je ferais donc peser la communication sur une personne plutôt qu’une page. Je remets l’humain au cœur du digital.

C’est pourquoi, je conseille à un(e) entrepreneur(e), coach, manager de :

  • Porter la communication via son compte, engager ses contacts, ainsi ils verront plus ses posts et l’ingrédient du dernier point ;
  • Développer une communauté sur une thématique de son secteur en créant un groupe, qui répondra aux besoins de ses clients, en amont et/ou post vente ;
  • Utiliser toutes les nouveautés du réseau social pour augmenter sa visibilité : les stories, le live, la vidéo native etc ;
  • Partager sa vie d’entrepreneur, l’actualité de l’entreprise et ses questionnements avec un bon storytelling ;
  • Dédier la page entreprise à un sujet en particulier, une veille, des vidéos tuto ou conseils … la faire connaître en partageant via son compte et les groupes, ou créer un rdv ponctuel en live.

Et puis l’ingrédient que je conseille sur tous les réseaux sociaux : du contenu de valeur qui apporte des solutions, et conseils aux clients ou prospects en amont de l’achat, qui informe, éduque. #givetoget

Stéfanie Fiori : Formatrice en réseaux sociaux et coach en personal branding, Stefanie est l’une des spécialistes françaises du Social Selling, et intervient régulièrement sur ces sujets. Retrouvez la sur Linkedin.

Sébastien Gendreau, Head of Product Agorapulse

Sébastien Gendreau, Head of Product Agorapulse

Le Reach Facebook … quel sujet ! Il diminue depuis des années et je crois qu’il est important de contextualiser cette baisse. « likez notre page », « Devenez fans ! », « Aimez-nous ! », et j’en passe… Comme pour les emails, l’utilisation des réseaux sociaux s’est trouvée être un Eldorado incroyable. Mal utilisé, elle devient rapidement un support gâché.

La compétition est féroce entre les pages: lorsqu’un utilisateur X « like » une trentaine de pages Facebook par exemple, le réseau social doit faire des choix et afficher certains contenus uniquement.

Cette compétition est une explication parmi d’autres, et notamment le besoin pour Facebook de monétiser sa plateforme 😉

Comment faire pour « contrer » cette fameuse baisse du reach ?

Même s’il est difficile de « contrer » la baisse du reach et le besoin de Facebook de monétiser sa plateforme, il reste possible de l’atténuer et de s’y adapter. Voici quelques idées :

– Miser sur la qualité
Cela va s’en dire, mais la stratégie éditoriale de vos réseaux sociaux doit être réfléchie et ciblée. La compétition pour être affiché dans le newsfeed fait rage et si vous souhaitez obtenir un engagement de qualité et continu, il sera préférable de publier un contenu parfaitement ciblé et adapté à votre audience.

– Parier sur la publicité
Si ce n’est pas encore le cas, il va falloir passer à la caisse. Qu’on le veuille ou non, l’utilisation de Facebook comme plateforme publicitaire devient incontournable. Attention cependant, mettre en place une publicité sur Facebook n’est pas sans conséquence : il vous faudra absolument tracker les résultats, ajuster votre cible, et vous assurer de répondre à l’ensemble des commentaires que vous pourrez recevoir (sans être notifié parfois). Pour cela, Agorapulse peut vous aider 🙂

– Jouer sur l’authenticité
Certainement le point le plus important. N’essayez pas de ressembler aux autres. Publier une photo, publier un lien, rien de bien original vous me direz. Faites vivre votre entreprise, votre marque, vos employés/équipes, vos métiers… en bref, soyez authentiques dans ce que vous montrez de vous ou de votre entreprise. Pour cela, le format vidéo est certainement le format le plus adapté.

Encore plus fort : testez les Live. Oui, le live est risqué. Mais le live est authentique et ramènera de l’authenticité dans votre communication.

Sébastien Gendreau : Je suis Head of Product de la plateforme Agorapulse. Nous mettons à disposition des Community Managers et Social Media Managers des outils permettant la gestion de leurs profils sociaux. Vous pouvez donc facilement publier des contenus, gérer vos conversations ou encore récupérer vos rapports facilement ! Oh j’oubliais… Made in France!

Florent Hernandez, CEO Sociallymap

Florent Hernandez, CEO Sociallymap

Il n’est effectivement plus aussi facile de générer du trafic ou d’avoir une audience conséquence sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook. Pour des raisons principalement financières, Facebook réduit régulièrement la visibilité des pages, au profit des profils, afin de pousser les annonceurs à investir. Il est plus pertinent aujourd’hui de communiquer via des profils de personnes physiques si nous voulons conserver un tant soit peu d’audience. Pour une entreprise, cela passe donc par la mobilisation de ses collaborateurs, via des dispositifs appelés « Employee Advocacy ».

Évidemment, ce genre de dispositif répond à des règles strictes et bien différentes des stratégies de publication « corporate ». La stratégie de contenu globale est à repenser. Un effort ponctuel important, mais gage de ROI futur assuré.

Ce type de stratégie n’est pas une rustine à la baisse de visibilité des pages… Cela va dans le sens de l’histoire puisque les consommateurs attachent de moins en moins d’importance aux publications faites par les entreprises. La perte de crédibilité des communications corporate est flagrante, et les investissement peu rentables. La publicité ne transforme plus (à voir le taux de croissance des installations d’adblocker…). Les consommateurs sont aujourd’hui en quête de discours authentiques et naturels. Quoi de mieux alors que de proposer aux collaborateurs d’une entreprise de prendre la parole sur les réseaux sociaux ? Vous faite comme cela d’une pierre deux coups : vous compensez la perte de visibilité des pages, tout en offrant un discours plus authentique et plus percutant.

Les stratégies d’employee advocacy sont très efficaces, à conditions de respecter certaines règles et de comprendre la philosophie des collaborateurs qui y participeront. Pour approfondir, je vous propose un livre blanc sur le sujet, en téléchargement gratuit : content.ebook-employee-advocacy.com

Retrouvez Florent : Linkedin, Sociallymap

Camille Jourdain, Consultant / Formateur Social Media et Influence

Camille Jourdain, Consultant / Formateur Social Media et Influence

S’adapter aux changements réguliers des réseaux sociaux et notamment à la baisse constante du reach sur Facebook n’est pas toujours facile à appréhender mais la seule chose à garder en tête selon moi, c’est l’engagement.

Il doit rester une priorité si vous souhaitez toucher un maximum de personnes sur le réseau social. Je conseille de bien optimiser vos contenus en privilégiant des publications qui favorisent l’échange et les interactions avec vos fans. En choisissant les formats les plus engageants sur Facebook, notamment le format vidéo, vous vous donnez plus de chances de générer de l’engagement.

En postant au bon moment, à partir d’une analyse de vos statistiques pour connaître les jours et les heures qui marchent le mieux, vous augmentez la portée de vos publications pour toucher plus de monde et vous engagez davantage. En créant une véritable communauté, en impliquant les fans à partir d’une bonne écoute et de réponse aux commentaires, vous améliorez l’activité sur votre page.

En vous aidant d’ambassadeurs, identifiés parmi les fans, vous obtenez des retombées spontanées et vous faîtes davantage parler de vous. En mettant en place des partenariats avec des influenceurs, vous pouvez potentiellement booster votre engagement, votre nombre de fans et vos ventes.

La plupart des marques devraient envisager l’Influence Marketing, attention toutefois à la stratégie utilisée en fonction de l’objectif ou encore du secteur d’activité. Les grands annonceurs ont tendance à utiliser davantage ce levier pour atteindre leurs objectifs de ventes et de visibilité car elles disposent d’un budget plus conséquent.

D’ailleurs, la part de l’influence dans les budgets marketing des marques est en hausse chaque année. Cependant, elles ne sont pas les seules à travailler avec des influenceurs. Les startups et PME s’y intéressent de plus en plus en mettant en place des mécaniques moins coûteuses, par exemple avec des micro-influenceurs plus générateurs d’engagement. Se passer d’un levier aussi puissant serait une erreur importante et je pense que les marques en ont bien conscience.

À l’heure où l’usage des réseaux sociaux explose à travers le monde (plus de 3 milliards d’utilisateurs actifs sur la planète !), cette approche marketing est une formidable opportunité pour générer de l’engagement, des visites sur un site et des ventes.

Tout le monde parle d’Influence Marketing aujourd’hui mais il existe des écueils à éviter.

Le principal : se baser uniquement sur la taille de la communauté. Au début du marketing d’influence, les marques souhaitaient travailler avec des stars qui ont des communautés conséquentes. A partir de l’analyse de la data des influenceurs, les marques comprennent qu’il est plus judicieux de miser sur d’autres profils.

Un second écueil : se laisser avoir par l’audience d’un influenceur. En effet, il est recommandé d’analyser les courbes de croissance d’audience sur chaque plateforme. Sauf exception, une courbe descendante de followers ou en dent de scie n’est jamais un bon signe. Je conseille de calculer les taux d’engagement des publications, les comparer à un influenceur de la même taille, mais aussi d’identifier la localisation et l’activité de l’audience.

Un dernier écueil : acheter l’influenceur uniquement pour son pouvoir de diffusion. Sa vraie force, c’est sa capacité à créer du contenu, un contenu qui parle à son audience. Il prend le message de la marque, le transforme pour ensuite le diffuser. La créativité occupe une place importante dans les deals avec les influenceurs.

Camille Jourdain : Consultant / Formateur Social Media et Influence
Blogueur / Auteur de livres sur Twitter et l’Influence Marketing aux Editions Kawa. Blog : camillejourdain.fr | Twitter : @camillejourdain | LinkedIn : Camille Jourdain | Facebook : camille.jourdain.marketing | Instagram : camillejourdain

Martine Le Jossec, Digital Communication Marketing & Social Media Strategist

Martine Le Jossec, Digital Communication Marketing & Social Media Strategist

Un seul conseil : revenir aux fondamentaux de Facebook.
Ce réseau social a été créé pour créer et maintenir du lien entre les internautes.

D’ailleurs, et ce n’est pas anodin, à l’origine on y retrouvait uniquement des « amis » et non pas, comme ailleurs, de simples contacts. Et personne n’a envie d’être ami avec un logo !

Les marques, se sont bien souvent perdues dans la course aux nombres de fans et ont confondu leurs pages Facebook avec des placards publicitaires ou une annexe de leur site internet, pire avec un espace promotionnel (non l’animation d’une page ce n’est pas juste balancer des concours). Il faut revenir à ce qui fait l’essence d’un réseau social populaire : c’est avant tout un lieu de discussion et d’échanges entre humains. Un espace où une marque peut discuter en direct avec ses communautés. Il s’agit de travailler à fond sur l’engagement et être une marque qui s’engage dans son écosystème pour engager la conversation et mieux engager ses communautés (like, commentaires et partages) pour qu’ils s’engagent encore plus avec la marque.

Pour cela, il faut réincarner les marques sur Facebook et tout miser sur l’humain.

Par exemple montrer qui sont les personnes derrière le logo, travailler sur un programme d’employee advocacy pour transformer les collaborateurs en ambassadeurs, mettre en place un programme avec des influenceurs…. Créer des groupes avec les influenceurs, les meilleurs clients ou d’autres ambassadeurs peut aussi être une excellente idée.

Martine Le Jossec : Consultante et Formatrice, Fondatrice et CEO de l’Agence Martine Le Jossec Communication. Professionnelle de la communication et du marketing depuis plus de 25 ans, Martine est aujourd’hui reconnue comme une experte du numérique / digital. Consultante et formatrice, elle est aussi enseignante dans l’enseignement supérieur. Elle est également membre du collectif « La Brigade Du Web » et engagée sur de de nombreux projets.

Retrouvez la sur son site, sa page Linkedin et son compte Twitter

Sylvain Weber, CEO Fastory.io

Sylvain Weber, CEO Fastory.io

Suite à l’évolution en 2018 de la politique de visibilité des contenus de marque sur Facebook, la quasi-totalité des marques et agences avec qui nous collaborons chez Fastory ont reporté leur efforts marketing vers une stratégie de publication sponsorisée sur Facebook et Instagram.

De nombreux articles donnent des astuces pour maintenir votre reach, souvent écrit par les même auteurs qui vous expliquait jadis comment augmenter votre nombre de fans Facebook ou comment rester 1er sur Google 🙂

Au départ, le PageRank de Google était une formule mathématique régie par une équation de base et des variables modulant son résultat. Une sur-optimisation des contenus et une manipulation des liens entrants permettaient d’influencer le classement d’un site. Puis, l’algorithme s’est complexifié progressivement jusqu’à intégrer plusieurs centaines de variables basées sur la géolocalisation, le temps passé sur les recherches précédentes, la vitesse de chargement des sites etc.

Il faut bien comprendre que l’algorithme du newsfeed Facebook prend le même chemin. A chaque fois, le grand défi est d’essayer de deviner ce qu’il se passe dans la boite noire. Cela fait l’objet de tous les fantasmes car personne ne détient la vérité.

Au début vous bidouillez des techniques et cela fonctionne, puis les bonnes pratiques du passé deviennent les mauvaises du présent, si bien qu’il ne vous reste plus qu’une chose à faire : produire du contenu de qualité qui intéresse et engage votre audience durablement.

C’est bien évidemment une bonne chose pour le réseau social et les 2 milliards d’humains qui le compose, mais aussi pour votre entreprise qui aspire à être toujours plus bienveillante et empathique.

Le problème est que vous confiez à Facebook le choix d’afficher ou non votre message auprès de 5% d’une cible que vous ne connaissez pas vraiment (essayez de lister vos fans pour voir) en laissant de côté les 95% restants qui ne le verront jamais.

Si vous n’êtes ni un média, ni une équipe de foot, ni une célébrité, tout porte à croire que les posts organiques Facebook ne sont plus la priorité et que vous devez répartir vos efforts sur d’autres actions. Voici quelques idées :

  • Définissez des objectifs basés sur des KPIs d’engagement pre-click (likes, commentaires, partages) et post-click (taux de rebond, temps passé, qualification de leads) ;
  • Construisez un marketing désirable qui s’adresse à la bonne audience avec le bon contenu. Définissez les temps forts desquels vont découler vos campagnes de posts et Stories sponsorisés.
  • Pensez mobile : Désormais, plus de 80% du temps passé sur les réseaux sociaux se fait à travers le mobile. Misez sur des formats publicitaires et microsites mobile-first. Proposez l’expérience post-click/post-swipe la plus captivante et conversationnelle possible.
  • Profitez du reach inaltéré des Stories organiques sur Facebook et Instagram tant qu’elles ne sont pas encore soumises à un algorithme. Elles bénéficient d’une visibilité accrue en tête du newsfeed.

Pour conclure, je pense qu’il est de bon ton de dissocier le rôle du social media manager dont le métier est de créer du lien grâce à l’organique (posts, commentaires et surtout Stories), du marketeur qui surprend et enchante grâce aux campagnes sponsorisées. Une dualité où finalement chacun trouve sa place.

Sylvain Weber, CEO Fastory.io : Fastory est la 1ère suite marketing mobile-first du marché. Elle permet aux marketeurs de mieux captiver, engager et convertir les audiences à travers la création d’expérience de marque pensée mobile. Un large panel de fonctionnalités est proposé pour concevoir facilement et rapidement un marketing plus désirable, mais aussi plus performant : génération de vidéos verticales, mini-jeux immersifs et bots conversationnels qui convertissent jusqu’à deux fois plus qu’un formulaire classique. Visiter le site de Fastory.

Checklist pour contrer la baisse du reach Facebook

Pour finir, voici une checklist reprenant les points importants ainsi que des pistes supplémentaires :

  1. Tirer partie de la puissance des chatbots avec Manychat par exemple ;
  2. Mettre en place une stratégie publicitaire Facebook en reciblant votre audience ;
  3. Créer des contenus qui provoquent la discussion ;
  4. Concentrer son budget publicitaire sur le post le plus performant ;
  5. Créer un groupe Facebook privé avec votre page ;
  6. Utiliser le format stories mis en avant par Facebook ainsi que toutes les nouvelles fonctionnalités du réseau social ;
  7. Mettre l’humain au cœur de sa stratégie et booster son activité grâce au social selling ;
  8. Mobiliser ses collaborateurs grâce à l’employee Advocacy ;
  9. Mettre l’engagement au cœur de sa stratégie ;
  10. Analyser ses statistiques pour poster au bon moment ;
  11. Mettre en place des partenariats avec des influenceurs ;
  12. Définir ses objectifs sur des KPI d’engagement ;
  13. Miser sur les formats mobile-first ;
  14. Tester les formats verticaux : images, vidéos… Si vous êtes sur Pinterest, recyclez vos contenus verticaux de ce réseau sur Facebook ;
  15. Privilégier la qualité à la quantité, publier moins mais MIEUX ;
  16. Relancer les débats dans les commentaires des publications, plus le temps passe moins il y-a de commentaires, il faut les valoriser et les relancer !

A vous de jouer

Dites-nous, via les commentaires, vos bonnes pratiques pour maintenir une visibilité sur Facebook !