«Cornecul» : pour Castaner, l’affaire Benalla n’est «pas une affaire d’Etat»

Mon oeil….

On brade donc des passeports diplomatiques à des types comme lui…

Philippe Boehler.

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«Cornecul» : pour Castaner, l’affaire Benalla n’est «pas une affaire d’Etat»

– Avec AFP

«Cornecul» : pour Castaner, l'affaire Benalla n'est «pas une affaire d'Etat»© REUTERS/Charles Platiau
Alexandre Benalla lors d’une audition au Sénat le 21 janvier 2019.

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Après les révélations par Mediapart d’enregistrements compromettants, le ministre de l’Intérieur a livré sa version des faits sur Alexandre Benalla. Pour lui, il s’agit «plus une affaire de cornecul qu’une affaire de James Bond».

«Ce n’est pas une affaire d’Etat, c’est l’affaire d’un bonhomme qui manifestement a fait n’importe quoi et continue à faire n’importe quoi», a affirmé Christophe Castaner le 10 février sur France info au sujet de l’affaire Benalla.

Le 31 janvier, Mediapart avait publié des extraits sonores d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ancien employé de LREM et gendarme réserviste, en date du 26 juillet. Le média d’investigation avait fait l’objet d’une tentative de perquisition quelques jours plus tard.

Les conditions de réalisation et d’obtention par Mediapart de ces enregistrements ont suscité immédiatement des interrogations. Dès le lendemain, des journalistes tentaient de vérifier auprès de Matignon l’hypothèse d’une rencontre et d’une écoute réalisées chez la chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), un service sensible.

Dans un courrier transmis au parquet de Paris le 1er février, Matignon explique alors avoir mené de «rapides vérifications» qui n’ont pas confirmé cette «allégation», sans toutefois lever tous les doutes.

Le parquet a alors ouvert une enquête pour «détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations» et atteinte à «l’intimité de la vie privée».

La responsable de la sécurité du Premier ministre a été entendue pour savoir si les enregistrements avaient été réalisés chez elle.

«Un, je n’ai pas d’info et deux, elle l’a contesté», a déclaré dimanche Christophe Castaner. «La dame en question, la responsable, a dit que ce n’était pas chez elle à sa connaissance», a-t-il affirmé.