C’est arrivé un 16 octobre… – Le Salon Beige

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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 16 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 octobre : saints du jour français ou en France.
    • St Longin, soldat qui perça le côté du Christ

À Jérusalem, commémoraison de saint Longin, d’origine gauloise selon sainte Catherine Emmerich, dont le nom désigne le centurion Cassius qui perça de sa lance le côté du Christ cloué à la croix.

  • St Eliphe (Elophe), martyr († 362)

Saint Eliphe le premier martyr lorrain. Homme d’une fois intrépide, n’hésite pas à la proclamer publiquement, à prendre la parole dans les assemblées à Grand et à Solimariaca, où il opère de nombreuses conversions. Son zèle l’entraîne même à détruire les idoles païennes. Jeté en prison, il comparaît devant Julien d’Apostat. L’empereur multiplie promesses, séductions et menaces, mais en vain, pour le faire abjurer, et finalement le condamne à la décapitation.

  • Sts Amand et Junian, son disciple, ermites († VIe s.)

Dans le Limousin, au VIe siècle, les saints Amand et Junian, son disciple, ermites.

  • St Gall, compagnon de saint Colomban († v. 645)

Près d’Arbone chez les Suisses, vers 645, saint Gall, moine prêtre. Accueilli encore enfant par saint Colomban au monastère de Bangor en Irlande, il le suivit en Gaule et vécut ensuite dans cette région en ermite, mais aussi en prédicateur itinérant de l’Évangile. Presque centenaire, il trouva enfin en Dieu son repos.

  • St Mommelin, évêque de Noyon en France († v. 686)

À Noyon, vers 686, saint Mommelin, évêque. D’abord moine, il aida saint Omer dans son action missionnaire, puis succéda à saint Éloi sur le siège de Noyon.

  • St Vital (Viaud), ermite († VIIIe s.)

Au pays de Retz dans le diocèse de Nantes, au VIIIe siècle, saint Vital (Viaud), qui vécut en solitaire.

  • St Gaudéric, laboureur († v. 900)

Au pays de Mirepoix dans les Pyrénées, vers 900, saint Gaudéric, laboureur, remarquable par sa piété envers la sainte Mère de Dieu.

  • St Bertrand, évêque de Comminges, Patron de Saint-Lary (1050-1123)

Bertrand naît à l’Isle Jourdain, au milieu du XIème siècle. Sa mère, Gervaise, était parente du comte de Toulouse, et sa tante, Constance, épousa Robert le Pieux, Roi de France, petit-fils d’Hugues Capet.

Il fit ses études au couvent de Cabadur qui fut plus tard transporté à l’Escaladieu. Tout d’abord, il choisit le métier des armes, mais touché par la grâce, il entra dans les Ordres. Il fut successivement prêtre, chanoine et archidiacre de Toulouse.

Ses vertus le firent nommer évêque du Comminges en 1073. Il restaura tout d’abord matériellement et spirituellement le siège épiscopal, en ruine. Il participa aux conciles réformateurs, notamment celui de Bordeaux.  Son épiscopat dura cinquante ans. Une tradition dit qu’il vint en Bigorre pour essayer de rétablir la paix entre les hautes vallées pyrénéennes. Plus connue est la légende évoquant la mort, par la seule force de la foi de saint Bertrand, d’un crocodile qui semait la terreur dans la contrée (ceci explique la présence de la dépouille du reptile sur un pilier de la cathédrale). Il est fêté le 16 octobre.

  • St Anastase, moine à Pamiers († v. 1085)

À Pamiers dans les Pyrénées, vers 1085, saint Anastase, moine. Né à Venise, il devint moine au Mont-Saint-Michel, puis mena la vie érémitique dans l’île voisine de Tombelaine, puis de nouveau la vie monastique à Cluny et enfin se retira dans la solitude les dernières années de sa vie.

  • Ste Bonite, vierge († vers Xe ou XIe siècle)

À Brioude en Auvergne, vers le Xe ou XIe siècle, sainte Bonite, vierge.

  • Bx Gérard, abbé de Clairvaux († 1177)

Au monastère d’Igny dans le pays de Reims, en 1177, le trépas du bienheureux Gérard, abbé de Clairvaux, qui succéda à saint Bernard, et en cours de visite dans cette abbaye, fut tué par un moine dépravé.

  • Ste Marguerite-Marie Alacoque, Visitandine, Confidente du Sacré-Cœur († 1690)

Marguerite-Marie Alacoque, cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, naît dans un village du charolais, à Verosvres (Vroules en patois charolais), le 22 juillet 1647. Son père, notaire royal, décède quand elle a huit ans.

À 10 ans elle est très malade et elle fait vœu de devenir religieuse si Notre Dame la guérit. Ayant retrouvée la santé, elle oublie sa promesse, mais un peu plus tard la maladie de sa mère la lui rappelle. C’est pourquoi, bien que sa famille soit contre, le 25 mai 1671, elle entre au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial où elle prend l’habit des visitandines le 25 août 1671.

Marguerite-Marie fait profession le 6 novembre 1672. Elle épouse dès ce moment-là le Christ souffrant, le Christ en agonie. Jusque-là, elle a bien souvent entendu la voix du Seigneur au fond d’elle.

Mais le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît physiquement, lui révélant son divin Cœur rayonnant comme un soleil, portant la trace du coup de lance, la couronne d’épines. Une croix le domine. Il lui adresse alors ce premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen. » Le Christ alors unit le cœur de Marguerite-Marie au Sien, et dès cet instant Marguerite-Marie gardera toujours une douleur au côté. La mission laissée à la sainte n’est pas petite : faire connaître aux hommes l’Amour débordant de Dieu… C’est la première des trois grandes apparitions.

La deuxième grande apparition a lieu l’année suivante, un premier vendredi du mois. Le Christ lui apparaît de nouveau manifestant son divin Cœur, “tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils”. Le Christ alors se plaint que les hommes soient si loin de son Amour, et le lui rendent si peu. Il lui dit alors : « Tu communieras […] tous les premiers vendredis de chaque mois. Et, toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives […] Et, pour m’accompagner […] tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi ». De plus, le Christ lui rappelle alors l’importance de l’obéissance, car Satan «n’a point de pouvoir sur les obéissants».

Durant l’octave du Saint Sacrement, en 1675, c’est la troisième grande apparition, et sans nul doute la plus connue. De nouveau, le Christ lui révèle son divin Cœur, et lui laisse ces paroles : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris […] Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. » Il lui demande alors que soit instaurée la fête du Sacré Cœur, un culte public ! Marguerite-Marie, petite visitandine dans une petite ville, voit alors évidemment mal par quel moyen elle pourrait y répondre ! Plusieurs suivront jusqu’en 1677.

Au début elle passe pour possédée, mais, heureusement, elle est soutenu par son confesseur, le père Claude La Colombière (canonisé le 31 mai 1992) qui, quand Marguerite-Marie lui ouvre sa conscience, voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Peu à peu la communauté accepte et vénère le Sacré Cœur (cœur souffrant entouré de flammes et d’une couronne d’épines).

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et, en 1899, le pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur (3e vendredi après la Pentecôte).

En 1689, Marguerite-Marie reçoit un dernier message du Seigneur : elle doit faire savoir au Roi, Louis XIV, qu’il doit se consacrer au Sacré Cœur, ainsi que tous les grands du royaume, et Lui construire un lieu de culte. Le message arriva-t-il au destinataire ? Nul ne sait, mais toujours est-il qu’il n’y eut point de suites.

En octobre 1690, elle annonce à ses sœurs, incrédules, que le Seigneur veut la rappeler à Lui, et en effet, sœur Marguerite-Marie rend saintement son âme à Dieu le 17 octobre. Depuis son corps repose à la basilique de Paray le monial. Déclarée vénérable en 1824 et bienheureuse en 1864, Marguerite-Marie à été canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV.

Les douze promesses de Jésus

Notre Seigneur a fait les douze promesses suivantes à sainte Marguerite-Marie afin d’encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint-Sacrement. Ces promesses sont octroyées aux dévots du Sacré Cœur.

  1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
  2. Je mettrai la paix dans leur famille.
  3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
  4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
  5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
  6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
    7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
  7. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
  8. Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.
  9. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
  10. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.
  11. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
  • le 16 octobre 708 ou 709 : dédicace du Mont St Michel, premier sanctuaire élevé sur le mont Tombe.

Aubert, évêque d’Avranches, consacre une première église au Mont-St-Michel.

  • le 16 ou 22 octobre 741 : décès de Charles Martel, maire du palais d’Austrasie, « Marteau des infidèles ».

Voir la chronique du 23 août.

  • le 16 octobre 1094 : concile d’Autun.

Y sont réunis trente-deux évêques ; le concile prononce l’excommunication de Philippe Ier, Roi de France.

  • le 16 octobre 1311 : le pape Clément V ouvre le concile de Vienne.

En présence du Roi Philippe IV, de 20 cardinaux, 4 patriarches, d’environ 100 archevêques et évêques : la question des Templiers, la question de la Terre Sainte, la réforme de l’Eglise sont abordées. L’ordre du Temple est dissout, ses biens passent à l’ordre des Hospitaliers.

  • le 16 octobre 1471 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Carpentras.
  • le 16 octobre 1588 : les Etats Généraux ouvrent à Blois.

C’est au cours de ces Etats généraux que le Roi Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le 23 décembre suivant (voir la chronique du jour).

  • le 16 octobre 1591 : le pape Grégoire XIV meurt à Rome.
  • le 16 octobre 1628 : mort du poète français François de Malherbe.

François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie, il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l’art classique, il bénéficie un temps des faveurs d’Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.

  • le 16 octobre 1760 : fin de la bataille de Clostercamp, le Chevalier d’Assas est tué.

La mort du chevalier d’Assas.

René Casin dans Pour l’honneur de la France, (Edition Résiac page 89-90) rapporte le fait d’armes qui lui coûte la vie :

« Sur le Rhin en 1760, près de Clostercamp, à la veille de la bataille, le régiment d’Auvergne bivouaquait auprès d’un bois touffu. Un capitaine de ce corps, Louis chevalier d’Assas, eut soudain le pressentiment d’un mouvement silencieux de l’avant-garde prussienne pour surprendre les Français dans leur sommeil. Bondissant de son lit de camp, il prend son épée et seul, avec précautions, se glisse vers les fourrés. Seul, voilà bien l’individualisme français : en effet à peine avait-il fait quelques pas en écartant les branches qu’il se trouve environné de soldats ennemis qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine. « Tais-toi ou tu es mort ! » Tout le monde connaît l’épisode émouvant. N’écoutant que son devoir pour sauver l’armée d’un massacre, il se dresse et a le temps de hurler avant de tomber transpercé : « A moi Auvergne, ce sont les ennemis ! » il avait 27 ans. Mort héroïque qui sauva le régiment et qu’on a toujours donnée en exemple avec justice… »

  • le 16 octobre 1793 : le général Carnot remporte une victoire sur les Autrichiens à Wattignies.
  • le 16 octobre 1793 : la Reine de France, Marie-Antoinette, est guillotinée.

Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la Reine Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison et exécutée place de la Révolution.

Trois chefs d’accusation ont été retenus :

– avoir épuisé le trésor national;

– avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l’ennemi;

– avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat

C’est avec courage et dignité qu’elle monte sur l’échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Emprisonnée depuis l’été 1792, elle meurt moins d’un an après l’exécution de son époux, le Roi Louis XVI.

Marie-Antoinette avant son exécution (William Hamilton).

Jusqu’au bout, elle fait preuve d’un courage exemplaire. Elle refuse de se confesser à l’abbé constitutionnel Girard. Et quand ce dernier, l’invite au courage, elle répond : “Du courage ! Ah ! Monsieur, il y a plusieurs années que j’en fais l’apprentissage. Ce n’est pas au moment que mes maux vont finir qu’on m’en verra manquer. ”

Lorsqu’elle arrive sur la plate-forme de l’échafaud, par mégarde son pied heurte celui du bourreau Sanson. ” Monsieur je vous demande excuse, je ne l’ai pas fait exprès. ”

  • le 16 octobre 1813 : début de la «Bataille des Nations».

Voir la chronique du 19 octobre.

  • le 16 octobre 1911 : inauguration du monument Montcalm à Québec.

Ce monument s’élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l’endroit où le héros a été tué, le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe. Il s’agit d’une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nîmes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

  • le 16 octobre 1914 : première transfusion sanguine directe de la Première Guerre mondiale réalisé à l’Hôpital de Biarritz.

Isidore COLAS, un breton en convalescence à la suite d’une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri LEGRAIN du 45ème d’Infanterie, arrivé exsangue du Front.

  • le 16 octobre 1925 : signature des accords de Locarno.

La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (daté du 28 juin 1919). L’Allemagne s’engage à respecter l’accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les viole.

  • le 16 octobre 1943 : le Secrétariat Général des Mouvements de Résistance, le M.U.R. adresse une “Circulaire” à tous les “Comités départementaux de libération”.

La circulaire est envoyée depuis Alger. Extraits :

« Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.

L’insurrection a pour but de garantir l’élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d’autorité, de garantir en quelques heures la répression de la trahison, conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance. […] Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d’une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L’Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l’écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple français d’imaginer l’absence de tout soulèvement de masse armé d’une juste volonté de vengeance.

Jamais des mots d’ordre de modération ne devront être donnés.

L’insurrection triomphante doit s’occuper d’abord de l’élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s’agit des fonctionnaires d’autorité vichyssoise, des collaborateurs notoires […] Le plan d’insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite. Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l’occupation des imprimeries.

Toute la période précédant l’insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.

La question se pose de savoir s’il est souhaitable que l’insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l’exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l’intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés. […]

On n’allait pas tarder à savoir que ce n’était pas des paroles en l’air…Au nom du peuple une justice arbitraire et expéditive… Cela rappelle 1793 en France, ou 1917 en Russie !

  • le 16 octobre 1967 : le quartier général militaire de l’OTAN en France est officiellement fermé.

Le QG des forces alliées en Europe (SHAPE) quitte la base de Rocquencourt pour aller à Mons en Belgique.

  • le 16 octobre 1978 : le cardinal polonais Karol Wojtyla devient souverain pontife sous le nom de Jean-Paul II.

A 58 ans Karol Jozef Wojtyla, prend le nom de Jean Paul II. Pour la première fois, depuis 455 ans, l’Eglise désigne un souverain pontife non-italien, le dernier pape non-italien est le hollandais Adrien VI en 1522. C’est aussi le plus jeune pape qu’ait connu le Vatican en 125 ans.

Le matin de son intronisation, six jours plus tard, Jean-Paul II réussit, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n’a jamais pu obtenir : vider les églises le dimanche, car pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran !

Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François le jour de la fête de la Miséricorde divine.

  • le 16 octobre 1987 : l’association des «mères porteuses» est interdite en France.
  • le 16 octobre 2005 : monseigneur Raymond Centène, premier évêque nommé en France par le pape Benoît XVI, est sacré au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray en Morbihan.

Merci pour ces années de ré-évangélisation du Morbihan…

  • le 16 octobre 2016 : La manif pour tous lance la campagne présidentielle en mettant plus de 200 000 personnes dans les rues de Paris.
  • le 16 octobre 2016 : canonisation de Salomon Leclercq et d’Élisabeth de la Trinité

Salomon Leclercq.est un frère des écoles chrétiennes. Arrêté à l’âge de 47 ans, en 1792, il refuse le serment de la constitution civile du clergé, et est enfermé à la prison des Carmes, où il est assassiné avec 190 autres ecclésiastiques. Ces « Martyrs des Carmes » sont béatifiés en 1926 par Pie XI. Une guérison miraculeuse, en 2007, d’une petite fille de la banlieue de Caracas, où les lasalliens sont très représentés, permet la canonisation de ce religieux français le 16 octobre par le pape François 1er.

Béatifiée par Jean-Paul II en 1984, la carmélite française est canonisée par le pape François après la reconnaissance de la guérison d’une professeure de religion belge, atteinte d’une maladie orpheline, qui s’était rendue au carmel de Dijon en 2002, où vivait Élisabeth de la Trinité. Les symptômes de sa maladie ont alors disparu.

Élisabeth de la Trinité, elle, meurt à 26 ans des suites de la maladie d’Addison. Entrée au carmel à 21 ans, elle laisse derrière elle un riche héritage consacré à la Trinité et notamment sa prière « Ô mon Dieu Trinité que j’adore » qui résume sa spiritualité.