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Notre-Dame: enfumage des experts pour escamoter la piste criminelle…

Notre-Dame: enfumage des experts

pour escamoter la piste criminelle…

Source: www.ripostelaique.com

Ceux qui veulent savoir comment a pu s’embraser la cathédrale mythique ne pourront pas compter sur les spécialistes du CNRS (centre national de la recherche scientifique). Depuis sept mois, ses équipes répertorient minutieusement les poutres moyenâgeuses calcinées. Mais le but de la mission de récupération et d’analyse des décombres n’est pas de connaître l’origine du feu, son comment, son pourquoi et son par qui (1). « Il s’agit de comprendre quelle pièce est tombée d’où… »

Notre-Dame de Paris, les images de l’incendie

https://youtu.be/FRGuJ0wVD-Y

15 mètres au-dessus du mikado noir

« Catherine Lavier, spécialiste d’archéologie du bois au Centre de recherche et de restauration des musées de France, travaille dans ce décor postapocalyptique avec un objectif : récupérer le plus de matériau possible de cet invraisemblable fatras. »

« Jusqu’à présent, seules quelques carottes de bois avaient été prélevées sur la charpente huit fois centenaire à des fins d’analyses. On ne disposait alors que d’une information parcellaire. Là, on devrait travailler sur des poutres quasi entières », explique Alexa Dufraisse, dendro-anthracologue au laboratoire Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements1, et coordinatrice du groupe de travail ministère de la Culture/CNRS Bois et charpente de Notre-Dame. », source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/notre-dame-enquete-au-milieu-des-decombres

« Car sa spécialité, c’est justement de « lire » dans le bois brûlé. « Grâce à un spectromètre Raman, nous obtiendrons la répartition du carbone dans les différentes molécules qui composent le bois (cellulose, lignine, etc.). Comme celle-ci se modifie en fonction de la carbonisation, cela nous permettra d’en évaluer l’intensité. Ensuite, nous comparerons ces échantillons à des modèles de bois que nous avons brûlés en laboratoire et dont nous connaissons les propriétés. »

« Pour l’heure, les chercheurs ne font rien d’autre que reconstituer un gigantesque puzzle : « Nous n’en sommes qu’à la phase de préinventaire, insiste Catherine Lavier. Il s’agit de comprendre quelle pièce est tombée d’où , de tout numéroter avant de tout ranger dans les barnums », sortes de tentes installées sur le parvis. Puis viendra l’étape de l’inventaire : « Nous reprendrons toutes ces pièces, une par une, pour les mesurer, décrire ce que l’on voit à l’œil. » Depuis l’incendie, quelque 3 000 fragments ont ainsi été extraits des décombres, étiquetés et rangés. »

La provenance du bois et le climat de l’époque sont la préoccupation centrale des chercheurs

« La logique voudrait que les arbres proviennent du bassin parisien, mais nous aurons peut-être des surprises ! »

« Alexa Dufraisse, Catherine Lavier et leurs collègues attendent aussi que ces reliques leur racontent le climat. Car Notre-Dame a été bâtie en partie lors de l’optimum climatique médiéval (entre le IXe et le XIIe siècle), période de fort réchauffement climatique. À quel point faisait-il chaud et sec ? », source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/notre-dame-enquete-au-milieu-des-decombres

(1) Notre-Dame incendiée : les contorsions politico-climatiques du CNRS

Pas si simple de faire avaler la pilule de l’incendie accidentel.

Le Centre national de la recherche scientifique tente de venir au secours du trio Macron-Philippe-Castaner. Son président-directeur général, Antoine Petit, fidèle nommé par Macron (*) s’est lancé dans un étrange, nébuleux et sûrement très onéreux chantier CNRS Notre-Dame.

Mais on espère qu’au CNRS il y a aussi des chercheurs qui ne demandent qu’à savoir ce qui s’est réellement passé, preuves à l’appui, celles que leur institution devrait donner ordre formel de contribuer à rechercher. Avec la police scientifique et les trois juges d’instruction.

Pour ces chercheurs de l’organisme public qui fête ses 80 ans, il en va de leur carrière et de leur notoriété, surtout si les arcanes gouvernementales viennent à tourner au vinaigre, au fil des prochaines élections.

Mais pas si commode d’explorer le passé et de deviner l’avenir quand on est cartésien ou tellement cartésien qu’on mesure le rapport de force avec sa tutelle.

On peut comprendre le dilemme des employés du CNRS : la paye est bonne, la retraite aussi ; elles permettent de fabuleux voyages de travail en service commandé et de joindre l’utile à l’agréable. Alors pourquoi se pourrir la vie avec des planches pourries, au propre, comme au figuré ?

Mais, à l’évidence, ce n’est pas ce que le grand public et les donateurs attendent de l’enquête : https://ripostelaique.com/notre-dame-incendiee-les-contorsions-politico-climatiques-du-cnrs.html

Notre-Dame : un feu d’une telle violence impossible sans accélérateur

https://ripostelaique.com/notre-dame-un-feu-dune-telle-violence-est-impossible-sans-accelerateur.html

https://www.medias-presse.info/notre-dame-de-paris-brule-et-certains-se-rejouissent/107404/

https://ripostelaique.com/je-ne-donnerai-pas-un-sou-pour-reconstruire-notre-dame-de-paris.html

(*) Président-directeur général : Antoine Petit, nommé par Macron sur proposition de Frédérique Vidal (Parcoursup), ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

En 2017, il signe l’appel de directeurs d’instituts de recherche français à voter contre Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle.

Neuf dirigeants des principaux organismes publics de recherche ont appelé à voter contre Marine Le Pen au second tour.

« Les dirigeants signataires sont Jean-Marc Bournigal de l’Irstea, Michel Eddi, PDG du Cirad, Alain Fuchs, président du CNRS, François Jacq, PDG de l’Ifremer, Yves Lévy, PDG de l’Inserm, Philippe Mauguin, PDG de l’INRA, Jean-Paul Moatti, PDG de l’IRD, Antoine Petit, PDG de l’Inria et Magda Tomasini, directrice de l’Ined. Ils associent à leur appel la Conférence des présidents d’universités (CPU), la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ungénieurs (CDEFI) et la Conférence des grandes écoles (CGE). » source :  https://www.europe1.fr/societe/des-presidents-dorganismes-de-recherche-appellent-a-voter-contre-le-pen-3313472

Jacques CHASSAING