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Supposons que les GJ veuillent entrer à l’Élysée : que fait l’armée ?

Riposte Laique, sous la plume de Manuel Gomez le 22 mars 2019

 

 

Supposons, supposons, supposons !

Mais supposons seulement que ce samedi certains Gilets jaunes, ou des casseurs, des voyous, des délinquants, déguisés en Gilets jaunes, décident (ce qui tout de même m’étonnerait) par pure provocation de vouloir pénétrer en force dans l’Élysée ou place Beauvau ou encore à l’Assemblée nationale, au Sénat, enfin dans un quelconque de ces bâtiments officiels qui seront confiés à la garde de l’armée française ?

Quel sera le comportement, la réaction, de ces militaires ? Défendront-ils les accès, au risque d’agressions violentes ? Laisseront-ils passer les civils, puisqu’ils auront reçu l’ordre de leur hiérarchie de ne pas faire usage de leurs armes, en aucun cas ? Qui peut le dire ?

Mais supposons que, parmi ces militaires, se trouve un « Français » d’origine étrangère, radicalisé depuis longtemps, sans que les services concernés ne soient au courant (comme c’est très souvent le cas, force a été de le constater), et placé dans cette situation inespérée (et inattendue) dans l’attente justement d’un passage à l’acte ?

Ou alors, un jeune radicalisé de fraîche date, sans que personne ne soit au courant, ni ses proches, ni son entourage, toujours « Français » d’origine étrangère et récemment engagé ?

Ou encore un « déséquilibré », Français d’origine étrangère (il y en a de plus en plus qui ne l’étaient pas du tout « avant ») et qui, depuis son engagement dans l’armée, le sera devenu subitement ?

Toutes ces suppositions, bien qu’invraisemblables, ne sont pas impensables.

Ne vient-on pas de constater qu’un « Italien », d’origine sénégalaise, installé depuis 15 années en Italie, à Milan, et naturalisé depuis, avait décidé d’incendier son bus avec 51 enfants à l’intérieur ? Il a mis le feu et voulait donc réellement les « brûler vifs ».

Qui aurait pu penser que cela pouvait se produire ?

N’a-t-on pas constaté, le 26 mars 1962, rue d’Isly, à Alger, que des militaires « soi-disant menacés » n’ont pas hésité une seconde à tirer des rafales de FM sur une foule désarmée (près d’une centaine de morts !) ?

N’a-t-on pas constaté que le 5 juillet 1962, à Oran, les militaires soient restés « l’arme au pied », sur ordre de leur hiérarchie, jusqu’au chef de l’État, pendant que 3 000 Français se faisaient massacrer ?

Bien des événements sont arrivés alors qu’il était impensable de les « supposer ».

Supposons donc que ce samedi, ou le suivant, car ce ne sera pas le dernier, l’un de ces militaires décide de tirer sur la foule des agresseurs sous le prétexte qu’il s’est senti menacé, que sa vie était en danger, et qu’il y ait des blessés et des morts ?

Les militaires obéissent aux ordres mais d’autres non. L’histoire de France nous en présente de très nombreux exemples et il ne serait pas souhaitable, et même dramatique, qu’un nouvel exemple nous en soit donné aujourd’hui !

Ce ne sont que des suppositions et l’on ne peut qu’espérer, que souhaiter, qu’elles ne restent que des suppositions.

Quoi qu’il advienne ce samedi ou l’un des suivants, le président de la République, le Premier ministre et, surtout, le ministre de l’Intérieur, pour son incompétence éclatante, en porteront l’entière responsabilité devant la France et les Français !

Manuel Gomez