Quand le préfet et Castaner violent la loi, comme ici près d’Avignon

C Castaner peut aller se cacher! IL ne connait pas la loi

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par Gérard Brazon: Modifier la date et l’heure

Grâce à une avocate, les gendarmes ont du se plier à la loi! Le préfet s’est comporté comme un chef de bande.

par Gerard Brazon

Un grand merci à cette avocate qui est intervenue bénévolement! On remarquera au passage que les médias font l’impasse sur les comportements illégaux des gendarmes mandatés par les Préfets sur ordre de Castaner! Est-ce que les gendarmes doivent obéir quand les ordres sont illégaux ?

Gérard Brazon 

 

Supervisé par des gendarmes, le démantèlement du matériel installé par des Gilets jaunes avignonnais sur le terrain privé d’une zone commerciale, a dû être interrompu en raison de l’intervention d’une avocate qui s’est livrée à une leçon de droit.

«Ils sont en train de tout démonter» : c’est par une diffusion en direct sur son compte Facebook qu’un internaute a témoigné, le 31 décembre, du démantèlement de «la cabane», un chapiteau installé par des Gilets jaunes sur un terrain privé, dans la zone commerciale d’Avignon Nord. Le démantèlement se déroulait sous supervision des gendarmes.

Au terme d’une série d’échanges, parfois houleux, entre Gilets jaunes déterminés à rester là et gendarmes, une femme, se présentant comme avocate, interpelle les gendarmes sur l’aspect juridique de la situation. «Sur un terrain privé, tant que vous n’avez pas une plainte du propriétaire, vous ne pouvez pas expulser ces gens-là. Si un arrêté est pris, je peux faire appel, il est suspensif» lance-t-elle devant la caméra des téléphones portables. Ses propos encouragent alors plusieurs Gilets jaunes à remettre en place le matériel déjà démantelé, sous les yeux des gendarmes visiblement embarrassés.

Alors que certains reprennent possession des palettes et pneus précédemment confisqués, l’homme qui diffuse le direct en profite pour relativiser la présence des gendarmes auprès de ses camarades : «Eux, ils sont avec nous tous les jours, c’est pas eux le problème, il faut juste que le préfet assume ce qu’il a à dire, et peut-être que le mouvement va pouvoir rester calme.»

Si l’opération s’est déroulée sans incident majeur, elle n’a pas manqué d’irriter les quelques Gilets jaunes présents sur les lieux. «Ne croyez pas que nous sommes faibles, nous sommes juste respectueux», explique à plusieurs reprises aux gendarmes mobilisés l’homme qui filme, ajoutant participer «mouvement de lutte».

«Vous pouvez comprendre qu’on est dans un mouvement social, on [ne] vous a pas fait de mal» affirme-t-il quand certains échanges deviennent plus tendus. Au cours de la conversation, l’auteur de la retransmission en direct lance encore : «Les Gilets jaunes de partout, on est une famille, on se serre les coudes.»

 

«Famille», un terme qui revient souvent chez les Gilets jaunes, dont beaucoup expliquent avoir trouvé une forme de fraternité dans leur mobilisation. De fait, dans plusieurs régions de France, nombre d’entre eux ont décidé de passer ensemble le réveillon de la Saint-Sylvestre.

 

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