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Macron n’a, hélas, pas les épaules assez solides. ?

 M Macron saura-t-il  reprendre la main, demain soir, lundi 10 décembre  aux Etranges Lucarnes

Hélas, je ne le pense pas  . E. Macron a grillé ses munitions en rafales..

Le Roi républicain est nu, peu diplomate…

Un psychopathe  comme lui, c’est incurable.

Je ne vois qu’une issue, LA SORTIE

Philippe Boehler.

 

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Source:

https://www.lematin.ch/14343825

«Gilets jaunes» La pression désormais sur les épaules de Macron

Les appels se font de plus en plus pressants pour que le président français s’exprime face à la crise des «gilets jaunes».

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Les «Gilets jaunes»: le gouvernement fait une concession

Les «Gilets jaunes»: le gouvernement fait une concession Le mouvement, né le 18 octobre 2018, voulait protester contre la hausse des prix du carburant annoncé par le gouvernement. Depuis, il représente une colère sociale plus large.

 

Les appels pressants se sont multipliés dimanche en France pour que le président Emmanuel Macron apporte une réponse à la crise des «gilets jaunes». Samedi, la journée de mobilisation, toujours forte, a donné lieu à de nouvelles violences et un nombre record d’interpellations.

Une semaine après les images spectaculaires d’émeutes en plein Paris qui avaient fait le tour du monde, et en dépit des nombreuses mises en garde des autorités, les manifestants de ce mouvement populaire et inédit n’ont pas renoncé à défiler dans la capitale française et dans plusieurs villes de province, éprouvées pour certaines par des débordements et dégradations importantes.

Au niveau national, la mobilisation de ces Français modestes, née sur les réseaux sociaux et qui se traduit par des manifestations, barrages filtrants et sit-in, entre dans sa quatrième semaine. Elle a réuni 136 000 manifestants samedi, mobilisation qui ne faiblit donc pas.

Plus de 1700 gardes à vue

Pour tenter d’éviter les scènes de guérilla urbaine du 1er décembre en plein cœur de la capitale, les forces de l’ordre ont procédé à un nombre record de près de 2000 interpellations sur l’ensemble du territoire, dont une majorité à Paris, selon le ministère de l’Intérieur. Ces interpellations ont donné lieu à plus de 1700 gardes à vue.

Dans la capitale, barricadée de manière exceptionnelle dans plusieurs quartiers stratégiques, les violences ont été sans commune mesure avec les scènes du samedi précédent, mais elles sont malgré tout importantes: voitures brûlées, vitrines brisées, heurts entre manifestants et forces de l’ordre, tirs de gaz lacrymogène en particulier sur la célèbre avenue des Champs-Elysées.

Ces rassemblements ont fait «beaucoup plus de dégâts» matériels à Paris que ceux du 1er décembre, a déclaré dimanche Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire. Et en province, notamment à Bordeaux et Toulouse, mais aussi à Marseille et Nantes, heurts et dégradations ont été importants. Dans plusieurs villes, des voitures et du mobilier urbain ont été incendiés, des vitrines saccagées et des magasins attaqués et/ou pillés.

«Catastrophe pour l’économie»

«C’est une catastrophe pour le commerce, c’est une catastrophe pour notre économie», a déploré dimanche devant la presse le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, lors d’une visite aux commerçants près de la gare Saint-Lazare à Paris, non loin d’un foyer de troubles la veille. En pleine préparation des fêtes de Noël, les commerçants ont été nombreux à baisser le rideau samedi à travers le pays.

Le ministre a diagnostiqué une crise à trois facettes: «une crise sociale» avec les sujets liés au pouvoir d’achat, «une crise démocratique» avec une représentativité politique insuffisante, et «une crise de la nation» face à des «fractures territoriales (…) importantes».

Les «gilets jaunes» sont issus majoritairement des classes populaires et moyennes. Cette France des fins de mois difficiles se dit excédée par la politique fiscale et sociale d’Emmanuel Macron. Leur mobilisation est devenue ces dernières semaines le creuset d’autres contestations françaises (lycéens et étudiants dénonçant des réformes, routiers, agriculteurs, ambulanciers, etc).

Nouveau contrat social?

L’exécutif français, désormais très impopulaire et sous la pression de ce mouvement soutenu par une majorité de Français, n’arrive pas jusqu’ici à réduire cette fracture sociale. Le recul du gouvernement sur la hausse des taxes sur le carburant, revendication première des «gilets jaunes», n’a pas permis d’apaiser un mouvement particulièrement défiant à l’égard des élites politiques et des partis traditionnels.

Les regards sont désormais braqués sur Emmanuel Macron, toujours à la recherche d’une sortie politique à cet engrenage de révolte qui n’a aucune raison de s’arrêter de lui-même. Le président est muet sur cette crise depuis le 1er décembre.

«Le président de la République va parler (…) en début de semaine et je pense que son propos sera suffisamment fort pour que le mouvement puisse s’enrayer ou au moins que les casseurs puissent être dissuadés», a commenté dimanche le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Le doyen du gouvernement critique cependant la méthode de réforme. Il souhaite que l’impact des réformes soit mieux mesuré et demande «un nouveau contrat social».

Le temps du dialogue

Dès lundi matin, le chef de l’Etat recevra syndicats et organisations patronales, aux côtés des présidents d’associations d’élus, du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental. Il s’agit selon l’Elysée de «réunir l’ensemble des forces politiques, territoriales, économiques et sociales dans ce moment grave que traverse la Nation» afin de «les mobiliser pour agir». (ats/nxp)

Créé: 09.12.2018, 17h53

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