“Trop de prières”, “un habit trop traditionnel” : épinglées par le Vatican, des religieuses de Mayenne entrent en résistance

“Trop de prières”, “un habit trop traditionnel” : épinglées par le Vatican, des religieuses de Mayenne entrent en résistance

On croit rêver en lisant cet article publié par Europe 1.

Je publie cet article d’Europe 1 en attendant d’autres confirmation. Cette affaire  est si étonnante qu’elle  mérite un approfondissement des infos!

Philippe Boehler

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le Pape Paul VI avait déclaré…que “Les fumées de Satan sont montées haut dans l’Eglise”

Homélie Pape Paul VI 29 juin 1972
« La fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu » (Paul VI)
« Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement. On n’a plus confiance dans l’Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu qui vient à nous parler de la tribune d’un journal ou d’un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s’il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous en sommes déjà en possession, que nous en sommes les maîtres. Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément. Les savants sont ceux qui courbent la tête, qui s’interrogent le plus douloureusement. Ils finissent par dire : « Je ne sais pas, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir ». L’enseignement devient source de confusion et de contradictions parfois absurdes. On célèbre le progrès pour pouvoir ensuite le démolir par les révolutions les plus étranges et les plus radicales, pour renier toutes les conquêtes, pour redevenir primitifs après avoir tant exalté les progrès du monde moderne.Dans l’Église également règne cet état d’incertitude.
On croyait qu’après le Concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude.
Nous prêchons l’oecuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ?
Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable,  cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre.
Combien de fois, dans l’Évangile, le Christ ne nous parle-t-il pas de cet ennemi des hommes !
Nous croyons à l’action de Satan qui s’exerce aujourd’hui dans le monde précisément pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile oecuménique, et pour empêcher l’Église de chanter sa joie d’avoir repris pleinement conscience d’elle-même. Et c’est pourquoi nous voudrions, aujourd’hui plus que jamais, être capables d’exercer la fonction, confiée par Dieu à Pierre, de confirmer nos frères dans la foi.
Nous voudrions vous communiquer ce charisme de la certitude que le Seigneur donne à celui qui le représente sur cette terre, quelle que soit son indignité.
La foi nous donne la certitude, l’assurance, lorsqu’elle se fonde sur la Parole de Dieu, acceptée et reconnue comme conforme à notre raison et à notre âme humaine. Celui qui croit avec simplicité, avec humilité, sent qu’il est sur la bonne voie, qu’il a un témoignage intérieur qui le réconforte dans la difficile conquête de la Vérité.
Le Seigneur est lui-même lumière et Vérité pour celui qui accepte sa Parole. Et alors sa Parole n’est plus un obstacle sur le chemin de la Vérité et de l’être, mais une échelle par laquelle nous pouvons monter à la conquête du Seigneur qui se montre à nous par la foi, laquelle est anticipation et garantie de la vision définitive.Nous savons que, dans l’humanité d’aujourd’hui, il existe un très grand nombre d’âmes humbles, simples, pures, droites, fortes, qui suivent l’invitation de Saint Pierre à être « forts dans la foi ». Nous voudrions que cette force de la foi, cette assurance, cette paix, triomphent de tous les obstacles. Nous invitons tous les fidèles à un acte de foi simple et sincère, à un effort psychologique pour arriver à prononcer au plus intime d’eux-mêmes cet acte conscient d’adhésion : « Seigneur, je crois dans ta parole, je crois dans ta révélation, je crois en celui que tu m’as donné comme témoin et garant de la révélation, pour éprouver avec la force de la foi l’anticipation de la béatitude de la vie qui nous est promise avec la foi. »
Sa Sainteté le pape Paul VI, Homélie 29 juin 1972
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“Trop de prières”, “un habit trop traditionnel” : épinglées par le Vatican, des religieuses de Mayenne entrent en résistance

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"Trop de prières", "un habit trop traditionnel" : épinglées par le Vatican, des religieuses de Mayenne entrent en résistance
Sœur Marie de Saint-Michel ne décolère pas face aux injonctions et aux menaces du Vatican@ François Coulon/Europe 1
 

Dans le petit village de Saint-Aignan-sur-Roë, les religieuses de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie veulent se battre.

Le Vatican leur reproche une pratique trop rigoriste de la religion catholique, et veut leur imposer une nouvelle Mère supérieure.

REPORTAGECes religieuses sont entrées en résistance… contre le Vatican. À Saint-Aignan-sur-Roë, en Mayenne, les 31 membres de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie refusent l’arrivée d’une nouvelle Mère supérieure imposée par Rome.

La Mère supérieure bientôt mutée. Tout est parti d’une visite d’inspection diligentée par le Vatican, qui a abouti à un chapelet de griefs : “trop de prières, une gestion des sœurs trop cadrée, un habit religieux trop traditionnel…” L’Eglise catholique enjoint la congrégation à fusionner avec la maison de retraite, dont elle est la fondatrice, mais qui est gérée depuis par une association. Surtout, la supérieure actuelle a été suspendue et doit être mutée à 700 kilomètres du petit village de moins de 900 habitants, avec interdiction d’entrer en contact avec sa communauté.

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>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

“C’est un tsunami pour nous”. Une décision qui ne convient pas du tout aux religieuses, dont la moyenne d’âge est de 67 ans. “On veut défendre nos valeurs, nos raisons d’exister. On dit au Vatican qu’on ne peut pas brader nos traditions. À un moment, c’est de l’objection de conscience”, affirme Sœur Marie de Saint-Michel, au micro d’Europe 1. “C’est très douloureux, car c’est toute notre vie. C’est un tsunami pour nous, mais ça ne va pas s’arrêter là. S’il faut faire des actions, on les fera, on est prêtes”, met en garde la religieuse.

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Sœur Marie de Saint-Michel ne décolère pas face aux injonctions et aux menaces du Vatican. Crédit photo : François Coulon/Europe 1

“On demande aux sœurs de se déshabiller”. Les 31 membres de la congrégation risquent d’être prochainement relevés de leurs vœux par le Vatican, c’est-à-dire de redevenir des laïques. Dans leur lutte, elles sont épaulées par un comité de soutien, dont fait partie le maire de la commune, Serge Launoy. Il assure que les Petites Sœurs de Marie n’ont rien d’intégristes fanatiques, et dénonce un “deux poids-deux mesures”.

“Aujourd’hui, on voit des prêtres reprendre les soutanes. Et chez nous, on demande aux sœurs de se déshabiller. On ne comprend pas”, s’agace-t-il sur notre antenne. “La pire des choses qui peut arriver à une sœur, c’est d’être relevée de ses vœux. Et il faut avoir fait quelque chose de très grave. C’est comme guillotiner quelqu’un qui aurait volé une baguette de pain”, s’énerve l’édile, qui entend bien se battre “au nom de la justice”. 

Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 1.500 signatures pour soutenir la communauté.