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15 novembre 1315 – Victoire des Trois Cantons à Morgarten – Herodote.net

https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=13151115&ID_dossier=59

Le 15 novembre 1315, à Morgarten, au sud de Zurich, les montagnards des Trois Cantons (Uri, Schwyz et le demi-canton de Nidwald), repoussent les troupes du duc Léopold d’Autriche, seigneur de Habsbourg.

C’est l’une des rares fois, au Moyen Âge, où des communautés paysannes réussissent à s’émanciper de leur suzerain féodal. Dans le reste de l’Europe, les révoltes paysannes débouchent sur des jacqueries sans issue.

Bataille de Morgarten, 15 novembre 1315 - Grande chronique des guerres de Bourgogne, Diebold Schilling le Vieux, XVe siècle

Indépendance confirmée

Quelques années après le célèbre serment de Rütli,

1er août 1291

Le pacte fédéral suisse et le serment du Grütli

Au début du mois d’août 1291, une trentaine de rudes montagnards se réunissent dans la prairie de Grütli (ou Rütli selon l’orthographe alémanique), au-dessus du lac des Quatre-Cantons. Ils se prêtent serment d’assistance mutuelle contre les exactions de leur seigneur.

De ce jour date, selon la tradition, la naissance de la Suisse indépendante…

Fête nationale

En 1891, en souvenir du pacte fédéral, les autorités suisses demandent aux cantons de sonner les cloches à 19h et d’organiser des feux de joie ! En 1899, le 1er août est décrété fête nationale. Ce jour est chômé depuis 1994 suite à une votation populaire.

Des montagnards attachés à leurs libertés

Au cours du XIIIe siècle, les communautés paysannes des « pays forestiers » (Waldstaten), sur les bords du lac des Quatre-Cantons, voient leur autonomie menacée par l’empereur Rodolphe 1er de Habsbourg, dont les domaines cernent leur territoire et mordent de plus en plus à l’intérieur.

Prenant exemple sur les villes italiennes qui ont réussi à conquérir leur autonomie, les trois cantons d’Uri, Schwyz et Unterwald décident de faire front… Leurs représentants se retrouvent dans la prairie de Grütli « en l’an du Seigneur 1291 au début du mois d’août ». Là, ils font le serment de se défendre ensemble contre les empiètements des Habsbourg.

Rédigé en latin, le pacte prévoit que les confédérés se prêteraient secours en cas d’attaque, n’accepteraient aucun juge étranger, trancheraient leurs différends par l’arbitrage des plus sages, puniraient les criminels, incendiaires et voleurs.

Le pacte fédéral est conclu pour l’éternité mais ses signataires n’entendent en rien fonder une Nation. Il n’empêche qu’à la fin du XIXe siècle, en souvenir de cet événement et pour raffermir l’unité nationale, ébranlée par la guerre du Sonderbund (1847), les Suisses ont fait du 1er août leur fête nationale. Ce jour est chômé depuis 1994.

Dans la mémoire nationale, le pacte fédéral de 1291 va souvent être confondu avec le serment du Grütli, lui aussi conclu au même endroit mais en 1307, par trois rudes montagnards. Contemporain de Guillaume Tell, ce serment relève comme celui-ci de la légende plus que de l’Histoire…

Guillaume Tell

Depuis le XVe siècle, les Suisses se délectent de l’histoire de Guillaume Tell, qui est à vrai dire un condensé de différents récits oraux, la réalité historique du héros national n’étant en rien attestée.

Cet habile archer est arrêté pour cause de désobéissance par le bailli Hermann Gessler qui gère les intérêts des Habsbourg. Le bailli lui impose en guise de sanction de tirer avec son arbalète sur une pomme placée… sur la tête de son fils Walter. C’est ça ou la mort immédiate pour le père et le fils !

Prenant deux « carreaux » (flèches d’arbalète) entre les doigts, Guillaume Tell vise la pomme et la fend en deux ! Le bailli lui demande pourquoi il a pris deux carreaux. Et lui de répondre que s’il avait touché son fils, il aurait aussitôt tué le bailli avec le second carreau…”

la victoire de Morgarten renforce la cohésion des cantons alpins. Elle leur rallie les cantons environnants et surtout les villes de Zurich, Bâle et Berne. Ces communes libres, bien que bourgeoises, font front commun avec les paysans contre les prétentions des Habsbourg.

Un siècle plus tard, à la fin du XVe siècle, les Suisses confédérés devront encore se battre contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, désireux de reconstituer à son profit l’ancienne Lotharingie de l’époque carolingienne. Ces paysans austères se révèleront alors comme les soldats les plus redoutables d’Europe, capables d’en remontrer aux plus puissants chevaliers de la noblesse…

Quelques jours suffisent en effet aux cantons pour lever plusieurs dizaines de milliers de fantassins.

Dès que la consigne leur en est donnée, les Confédérés quittent sans attendre leur ferme, prennent leur longue pique et se mettent en ordre de marche. Au moment de l’attaque, tandis que les trompes de montagne terrorisent l’ennemi par leurs sonorités tonitruantes, les Confédérés n’ont guère de mal à repousser les assauts des cavaliers grâce à leurs longues piques (…).

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la Lotharingie , ou plus tard la Lorraine

9 août 870

Partage de la Lotharingie

Par le traité de Verdun d’août 843, les trois petits-fils de Charlemagne se sont partagés l’empire et l’aîné Lothaire a hérité du titre impérial ainsi que de la partie centrale de l’empire, des bouches de l’Escaut au Tibre. Les deux autres, Louis le Germanique et Charles le Chauve, ont obtenu la Francie orientale et la Francie occidentale.

Quand Lothaire meurt le 29 septembre 855, son héritage va à son fils Lothaire II. À ce moment-là, on commence de baptiser son royaume de son nom. Ainsi naît la Lotharingie  (après moult déformations, ce nom est devenu Lorraine).

Le 9 août 870, au lendemain de la mort de leur neveu, les deux derniers petis-fils de Charlemagne se rencontrent à Mersen, dans l’actuel Limbourg (près de Maastricht) en vue de se partager son héritage. Après s’être entendus pour dépouiller leur neveu, Louis le Germanique et Charles le Chauve ne tardent pas à entrer en conflit l’un contre l’autre…

Le partage de l’empire carolingien

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L’époque carolingienne s’étend sur deux siècles, les VIIIe et IXe. Elle est marquée par l’éclatement de l’empire romain en trois blocs antagonistes : l’empire arabo-musulman, l’empire byzantin, enfin, l’empire d’Occident ou empire carolingien.

Après Charlemagne et son fils Louis le Pieux, l’empire carolingien ne tarde pas à se diviser. Il est également assailli de toutes parts (Vikings, Sarrasins, Hongrois).

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