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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

Des SDf Français ? M Macron, auriez-vous un château disponible pour eux ?

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Des SDf Français ? M Macron, auriez-vous un château disponible pour eux ?

EN PICARDIE ? HARDI, LES PICARDS...

En marche, et vite.

Merci

Philippe Boehler.

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APPEL POUR CES deux personnes, et pour ceux qui sont dans leur cas...

Qui peut  faire quelque chose pour eux?

Leur seul défaut ...Il ne sont pas venus en France par le biais de passeurs...

Est-ce un motif de refus ?

..Non, moi ça m'interpelle et je sais que nous devons agir.

Je répercute ça partout comme exemple...

Merci de me contacter.

Philippe Boehler

Twitter :  @PBoehler

courriel: <philippe.boehler@gmail.com

Oups...Y aurait-il un député dans la région. un de ceux qui prétendent être en marche..(LREM)

Voilà une belle occasion pour régler un problème et faire du concret au lieu de pavaner...

Philippe Boehler.

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« Tout le monde sait qu’on dort dehors mais ça n’inquiète personne »

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..Non, moi ça m'interpelle et je sais que nous devons agir.

Je répercute ça partout comme exemple...

Merci de me contacter.

Philippe Boehler

Twitter :  @PBoehler

courriel: <philippe.boehler@gmail.com

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Hélène, 42 ans, et son fils Loïc, 11 ans, sont à la rue depuis le 17 juin. Faute de logements d’urgence, ils dorment sous tente.

courrier-picard.fr

 

 
Source: courrier-picard.fr
Tous les soirs depuis près d’un mois, le rituel est le même : la mère et son fils déploient leur tente « sans la planter pour pouvoir partir plus vite au cas où ... » Puis ils retournent en ville chercher de la nourriture pour le repas du soir.

Hélène a d’abord trouvé secours auprès d’une amie qui, dans l’urgence, lui a prodigué le gîte et le couvert ; chez qui aujourd’hui encore, elle prend sa douche et lave son linge.

Sa première démarche, fut ensuite d’appeler le 115, le Samu social, ce service d’urgence départemental dont la vocation est précisément d’offrir un toit aux pauvres hères sans feux ni lieu.

«  Au 115, ils m’ont dit qu’ils pouvaient me trouver un logement d’urgence à Amiens ou à Abbeville. Mais moi, je travaille au Relais à L’Étoile. Je veux garder mon travail et les amies que j’y ai; et donc, sans moyen de locomotion, ce n’est pas possible  », tranche Hélène sans hésitation.

 

« Tout le monde sait qu’on dort dehors mais ça n’inquiète personne » Hélène, 42 ans, mère de famille


La suite est un roman digne de la tour de Babel : «  Je suis allée à la mairie, j’ai rencontré le maire plusieurs fois. Il m’a dit qu’il n’avait pas de logements d’urgence, qu’il ne pouvait rien faire. L’assistante sociale m’a dit que je devais voir avec le 115. Tout le monde sait qu’on dort dehors mais ça n’inquiète personne. Y’a seulement quelqu’un de la police rurale (sic) qui m’a dit que je devais faire attention car je pouvais avoir un procès-verbal. »

Hélène n’est pourtant pas ignorée des services sociaux. Avant même de se retrouver à la rue, elle avait fait une demande de logement social pour elle et ses trois enfants (elle a aussi un fils et une fille de 19 et 17 ans, plus autonomes). «  Elle a été désignée prioritaire DALO (NDLR : Droit opposable au logement) à la commission du 9 mars 2017 pour un T4. La SIP a été désignée pour assurer son relogement mais malheureusement, il n’y a pour l’instant aucune libération de T4 dans le secteur  », explique le service communication de la préfecture de la Somme. À cela, une explication connue de tous : le parc locatif social est composé majoritairement de maisons… avec très peu de libérations.

Coïncidence, le matin même où nous l’avions rencontrée, Hélène avait reçu la visite du «  monsieur du DALO  ». Elle résume : «  On a visité une maison, on est plusieurs dessus. On ne sait pas si on va être pris. »

Du côté de la mairie en revanche, c’est à se demander comment est traitée l’urgence sociale.

Lorsque nous avions évoqué ce cas pour la première fois avec le maire, Patrick Gaillard (PCF), le dimanche 18 juin, dans l’urgence, il nous avait répondu sans se dérober : «  Il me semble la connaître, je me renseigne, je vous tiens au courant.  »

 

 

« On trouve des logements à 300€ par mois sur LeBonCoin » Patrick Gaillard (PCF), maire

Ce lundi vers 19 heures, il tenait un tout autre langage : «  On ne la voit plus. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue. Elle ne vient plus en mairie. On l’avait pourtant envoyée à la médiathèque pour consulter les annonces sur LeBonCoin. Je lui ai dit qu’il y avait des logements à 300 € sur Flixecourt. Je pense qu’elle a dû trouver quelque chose ou quelqu’un. » Lorsque nous lui affirmons que la mère et son fils font du camping sauvage en guise de logement d’urgence, il s’étonne : «  On a l’impression qu’elle cherche sans chercher. Je me demande si elle fait vraiment des efforts (…) Je pense qu’elle ne fait pas l’effort suffisant pour chercher  », déclare-t-il.

Quant à savoir si la mairie de Flixecourt ou la communauté de communes font des efforts pour créer des logements d’urgence sur leur territoire (lire ci-contre), la réponse est claire : c’est non.

 

Benoît Delespierre

 

Plus de 10 M€ et un choix politique

L’État consacre plus de dix millions d’euros pour plus de mille places d’hébergement dans la Somme pour les publics connaissant de graves difficultés (sans abri, femmes victimes de violences, jeunes en insertion, etc.). «  Dans ce cas précis, il est clair que le blocage vient de l’absence de places d’urgence (appartements ou places hôtelières) sur Flixecourt. Cette faiblesse du dispositif 115 est bien identifiée depuis plusieurs années et nous cherchons des solutions  », nous écrit Michel Giverdon, le directeur de l’Udaus80, l’Union départementale d’accueil et d’urgence sociale de la Somme, qui gère le dispositif 115.

À Flixecourt, la commune n’a pas effectué de démarche pour disposer de logements d’urgence. «  D’après ce que j’ai compris, nous ne sommes pas assez gros et trop près d’Amiens et d’Abbeville. Nous, notre politique, c’est de construire des logements sociaux vraiment bien. L’inconvénient d’un logement d’urgence, c’est que quand il y a quelqu’un dedans, il y reste. Quand il y a des logements pas trop chers, les gens restent dedans  », ajoute Patrick Gaillard. Des propos que reprend mot pour mot l’ancien maire et président de la communauté de communes Nièvre et Somme, René Lognon (PCF). Qui aujourd’hui, est plus occupé par le développement économique du territoire

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