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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

Mireille Vallette dans Boulevard de l' Islamisme

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«Après quelques mois de «relâche», les Éditions Xenia, dont la direction est reprise par Marko Despot, publient ce printemps trois nouveaux livres: Balkans, la fracture, d’Alexis et Gilles Troude, deux universitaires français, 1 L’Amérique perdue, de Paul Craig Roberts, et un troisième, qui sera le sujet de cette chronique: Le radicalisme dans les moquées suisses, de Mireille Vallette, deuxième épisode de notre petite série intitulée «Padamalgam», le premier ayant été consacré, rappelons-le pour les récents abonnés, au livre de Hamed Abdel-Samad, Le fascisme islamique (Grasset, 2017), dans Antipresse n° 67.


Mireille Vallette, journaliste résidant à Genève, tient un blog sur le site de la Tribune de Genève depuis plusieurs années. Qualifiée par Le Temps de «pasionaria de l’anti-islam» à l’occasion du lancement de l’Association Suisse Vigilance Islam en 2015, cette femme «de gauche et féministe», comme elle se décrit elle-même, n’en est pas à son coup d’essai en termes de publication.

En 2009 paraissait Islamophobie ou légitime défiance? (Éditions Favre), premier opus dans lequel elle mettait en évidence les doubles discours des «guides spirituels» actifs en Suisse, ces imams et porte-parole pratiquement tous intégristes qui accaparent l’espace public. Dans Boulevard de l’islamisme: L’essor du radicalisme en Europe illustré par l’exemple (Xenia, 2012), elle élargissait son champ d’investigation à l’Europe, dénonçant notamment la censure du débat public sur l’islam orchestrée pour les mouvements dits «antiracistes» et le peu d’écho médiatique dont bénéficient les musulmans combattant l’obscurantisme. Elle y montrait surtout l’essor des associations et mosquées, qui témoigne de la progression de cet islam revendicatif, réactionnaire, qui cherche à imposer ses règles dans nos sociétés.

Ce phénomène n’a fait que s’amplifier. Et les nombreux attentats sur le sol européen depuis 2012 n’ont eu pour conséquence que de renforcer encore la posture du «padamalgam», que ce soit dans la plupart des médias ou dans les discours et politiques des gouvernements.

La Suisse n’y échappe pas: c’est le sujet de ce nouveau livre, Le radicalisme dans les mosquées suisses, qui montre comment, au fil des années, les différents organes de l’islam ont su s’insérer dans le tissu helvétique, et bénéficient d’une grande mansuétude et compréhension (c’est le moins que l’on puisse dire) des autorités.

On pourrait même aller jusqu’à dire que Mireille Vallette effectue ici le travail qui devrait revenir aux services de renseignements. Son œil affûté et en permanence en éveil lui permet de dresser un état des lieux impressionnant de l’islam en Suisse, des mouvements et personnes qui le promeuvent.

La Suisse, qui a joué un rôle clé dans l’implantation des Frères musulmans en Occident. Par exemple avec la banque Al-Taqwa, installée dans le Tessin, et qui finance le développement de la confrérie; l’un des principaux dirigeants de cette banque est aussi le fondateur de la Communauté islamique du Tessin (CIT), dont les objectifs stratégiques visent clairement à l’infiltration de la société et de ses institutions.

Le radicalisme dans les mosquées suisses, Slobodan Despot, AntipressensObjectifs atteints dans bien des villes de Suisse, où les associations prolifèrent et ont amplifié leur présence depuis quelques années, et où la complaisance des autorités à l’égard des exigences

 

croissantes des musulmans est de plus en plus palpable. Un exemple? En 2014, les autorités bâloises subventionnent une crèche dénommée «Mini Ummah» (il fallait oser!), dont le secrétaire de l’association qui la gère, Aziz Osmanoglu, originaire de Turquie, avait déclaré quelques années plus tôt à la journaliste Karin Bauer, dans un reportage de la RTS («Derrière le voile»): «En Suisse, on donne une amende si on est mal garé pour qu’on ne recommence plus. En islam, on coupe la main des voleurs ou on leur donne des coups de fouets. C’est une réponse adaptée… Oui, je serais pour que la charia soit introduite en Suisse.» Il est stupéfiant que les autorités n’aient pas effectué la moindre enquête avant d’accorder leur blanc-seing à cette association et de subventionner cette crèche (tombée aux oubliettes depuis…). Ce n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres, patiemment recensés et documentés par Mireille Vallette au fil des années.

L’un des arguments répété à l’envi par ceux qui voient (et fustigent) l’islamophobie comme un manque d’ouverture et de tolérance est toujours le même: «Ce que nous ne connaissons pas nous fait peur.» Un peu facile. Et surtout totalement faux. C’est même plutôt l’inverse avec l’islam: c’est quand on le connaît qu’on prend peur! Alors à tous ces bien-pensants qui, petit à petit, laissent l’islam imposer ses règles dans nos pays et remettre en question les nôtres, on ne peut que conseiller de mieux le connaître, cet islam, ou tout au moins d’entendre ceux qui le connaissent, comme par exemple l’historien français spécialiste de l’islam René Marchand, cité par Mireille Vallette: «Sauf à réécrire le Coran et la vie du Prophète, un islam qui ne serait qu’une religion, qui ne serait pas politique, juridique, qui ne régenterait pas les mœurs, la vie privée des musulmans, un tel islam n’existe pas, n’a jamais existé, ne peut exister.»

Évidemment, ça modifie quelque peu le regard, et n’incite pas à la «tolérance» à outrance. Cette tolérance, qu’il conviendrait de ne pas confondre avec l’ouverture d’esprit, et à propos de laquelle Paul Claudel fait dire à l’un des personnages de sa pièce de théâtre La Ville: «La tolérance? Il y a des maisons pour ça!»


Post-Scriptum: Après rédaction de cette chronique, nous avons appris vendredi que les autorités de zurichoises ont recommandé aux communes du canton de refuser l’autorisation de distribution du Coran sur la voie publique par l’association salafiste «Lis!» (« Lies!» en allemand), très active dans toute la Suisse, mais dont les actions ont déjà été interdites en Autriche. «Lis!» est le premier mot du Coran. Mario Fehr, le ministre zurichois PS a toutefois précisé qu’il n’en va pas de la «liberté de religion», mais de la nécessité d’empêcher le recrutement de djihadistes. Le Canton de Zurich a par ailleurs demandé l’interdiction de la branche suisse de l’association salafiste «Die wahre Religion» («La vraie religion»: les autres sont donc toutes fausses, CQFD! Nous y reviendrons prochainement), déjà interdite en Allemagne. Dernier sursaut avant capitulation totale ou premier signe d’un réveil des autorités? Il est trop tôt pour le dire…»

Mireille Vallette dans Boulevard de l' Islamisme
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