Macron est le Siegried de la politique française! ou comment fabriquer un mythe en marche

C'est ça la démocratie·mercredi 10 mai 2017

On doit à Aurelien Lechevallier, cette comparaison postée sur la page Facebook du grand Communicant d’auprès de Emmanuel Macron : Sylvain Fort.

Qui est Sylvain Fort, c’est Libération du 7 mai qui nous l’apprend :

 

“Sylvain Fort, le communicant intello : C’est à ce normalien, agrégé de lettres classiques, que va incomber la communication présidentielle.

Et pas simplement médiatique.

A 45 ans, Sylvain Fort devrait rapidement prendre en mains les «grands discours» du chef de l’Etat, devenir sa plume officielle.”

 

Voilà donc notre Mephisto, promu à la fonction de nègre, pour écrire la saga de Macron , ce nouveau Faust, ce héros ténébreux qui a vendu son âme au diable en échange du savoir et du pouvoir

Sylvain Fort, intellectuel et romantique attardé, ne cherche pas loin, il s’inspire des légendes scandinaves et germaniques dont a raffolé Richard Wagner.

Mélomane averti paraît il, soyons assurés, qu’il nous servira des grand’messes comme celle du Carrousel du 7 mai dernier, renouant avec la nécessaire héroïsation de l’élu, voire la sacralisation du héros.

 

Surprenant en effet ce nouveau Siegfried, surgissant dimanche soir du néant, après avoir conquis ces anneaux forgés avec l’Or du Rhin, qui assurent une puissance illimitée à son possesseur, forgé l’épée Notung, avec laquelle il a tué le Dragon, puis son grand-père Wotan et enfin bu à la Coupe du Graal des lèvres de Brünehilde, la déesse devenue humaine : “Ainsi vais-je boire la vie sur ces lèvres si douces même si je dois en mourir”.

 

Ainsi Emmanuel Macron , tel Siegfried, avance dans le Crépuscule du Louvre, en marche vers son destin, après avoir vaincu la Peur, et surmonté toutes les épreuves. Il crie son amour à la foule “Ma responsabilité sera d’apaiser les peurs” “et se dit prêt à affronter les défis gigantesques : le mal, le terrorisme, la ruine”.

 

Son Graal est avec lui, Brigitte-Brünehilde, sa récompense à la fin des épreuves, elle a perdu son statut de déesse pour devenir une simple humaine, mortelle, limitée, mais elle a fait d’Emmanuel, un homme libre, le Rédempteur de l’Humanité.

Les vieux dieux peuvent s’effacer.

 

Bla, bla, bla, comme tous les discours creux que nous a servis Monsieur M. pendant toute la campagne. On sait maintenant qu’ils ont un auteur : Sylvain Fort.

 

Gageons qu’on n’a pas fini au cours des mois et années à venir, d’assister à des remakes, de l’Or du Rhin, des Walkyries, de l’Anneau des Niebelungen, du Crépuscule des Dieux, lors des cérémonies officielles, funèbres, commémoratives, mémorielles que Sylvain Fort adorera mettre en scène avec le professeur de théâtre Brigitte Trogneux.

 

Car si Emmanuel Macron ignore la culture française, pour forger sa légende, il puise son inspiration dans le pire des romantismes, le romantisme allemand, bien fait pour anesthésier le peuple du bas et sidérer les bobos de gauche qui l’ont élu à Paris.

 

Vous savez maintenant les recettes de la manipulation, de la fascination, de la sidération, qu’ont soulignées au fil des semaines beaucoup de commentateurs stupéfaits.