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VIGILANCE SUPER-SENIOR

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Après les flons-flons virtuels , le choc du réel pour M. Macron

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Tensions pour le président Macron à la veille de sa prise de fonctions

13/05/17 à 09:42 - Mise à jour à 12:15

Source: Afp

Le jeune président *centriste* Emmanuel Macron qui prend officiellement ses fonctions dimanche a affronté de premières tensions au sein de son camp, alors que se profile la bataille décisive des législatives françaises en juin.

Tensions pour le président Macron à la veille de sa prise de fonctions

© Reuters

A lire aussi: En images: la garde rapprochée d'Emmanuel Macron

Ce devait être le premier signe fort du renouvellement prôné par le président de 39 ans, élu le 7 mai: la présentation d'une liste de candidats aux législatives qui incarne le changement et l'équilibre entre gauche et droite.

Mais l'annonce jeudi de ce premier contingent de 428 aspirants députés sur les 577 que doit présenter le mouvement présidentiel La République en marche avant le dépôt légal des candidatures le 19 mai, a été brouillée par des erreurs et les vifs reproches adressés par un allié important du président, le centriste historique François Bayrou.

"La liste des investitures publiées (...) est celle du mouvement politique En Marche!, elle n'est en aucun cas celle à laquelle le MoDem a donné son assentiment", avait déclaré jeudi à l'AFP le président du MoDem, seul parti français avec lequel M. Macron a passé un accord politique au cours de la campagne présidentielle. Selon lui, son mouvement a été lésé en n'obtenant qu'une quarantaine d'investitures alors qu'il en réclamait une centaine pour ces législatives des 11 et 18 juin.

Plusieurs noms avaient déjà été ajoutés jeudi soir à la première liste.

"Les choses sont apaisées"

A l'issue d'un bureau exécutif de son parti, M. Bayrou, 65 ans, a annoncé vendredi soir avoir trouvé un projet d'accord "solide et équilibré" avec La République en marche sur les investitures aux législatives, mettant un terme à 24 heures de tension entre les deux alliés.

"On a fait des pas en avant sur des questions extrêmement importantes pour l'avenir de la majorité", a déclaré aux journalistes M. Bayrou.

Les équipes du Modem, en contact avec des responsables d'En marche, ont travaillé pendant quatre heures vendredi soir sur cette liste d'investitures qui doit encore être avalisée par le parti d'Emmanuel Macron ce samedi matin. M. Bayrou s'est montré confiant sur un accord.

"La journée des investitures s'est transformée en retour brutal sur terre politique. François Bayrou, l'allié qui lui a permis de décoller dans les sondages, a provoqué leur première crise au sommet", a estimé le quotidien économique Les Echos.

Vendredi matin, le secrétaire général du parti du président, Richard Ferrand, a tenu à rassurer son allié en lui disant que tout allait "bien se passer" pour les législatives. "On continue à marcher ensemble", avait-il insisté.

Benjamin Griveaux, porte-parole du mouvement En Marche! , a affirmé ce matin que "les choses sont apaisées" dans les relations avec le MoDem de François Bayrou.

"Des solutions ont été trouvées. Il y avait quelques endroits où il y avait des difficultés mais c'était une tempête dans un verre d'eau", a déclaré M. Griveaux.

'Petites combines'

Cette querelle, qui est venue s'ajouter au feuilleton médiatique de l'intégration ou non de l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls au sein de la majorité présidentielle, a été utilisée par la droite qui cherche à se reconstruire après une présidentielle désastreuse.

M. Macron "est totalement empêtré dans cette affaire des investitures" et "il ne sait plus comment s'en sortir", a attaqué Christian Jacob, chef de file des députés du parti de droite Les Républicains (LR).

"C'est une attitude (...) de petits politicards, c'est ça la réalité", a-t-il affirmé, ajoutant: "Honnêtement (...), derrière tout ça, il y a un gros numéro de bluff, des petites combines".

Macron et Juppé démentent avoir conclu un accord de gouvernement

Par ailleurs, Alain Juppé et l'entourage d'Emmanuel Macron ont démenti formellement vendredi soir avoir conclu un accord sur la formation du gouvernement prévoyant notamment la nomination d'Edouard Philippe au poste de Premier ministre, évoqué par RTL.

"Il n'y a évidemment aucun accord Juppé/Macron! !! !", a tweeté le maire de Bordeaux après une information de RTL selon laquelle les deux hommes auraient finalisé un accord sur la formation du prochain gouvernement. "J'hallucine! ", a-t-il écrit dans un autre tweet.

"Démenti total" également d'une source proche d'Emmanuel Macron.

Depuis plusieurs jours, le maire juppéiste du Havre Edouard Philippe est évoqué comme un des favoris pour Matignon.

Selon RTL, "il y a eu un contact cet après-midi (ndlr vendredi) entre les deux hommes. Emmanuel Macron et Alain Juppé se sont parlé au téléphone. Lors de cette conversation ils auraient scellé un accord. Avec Alain Juppé ils se sont entendus sur le nom d'Edouard Philippe, le député-maire du Havre pour devenir Premier Ministre dès lundi".

Les Républicains serrent les rangs

Alors que certains Républicains sont séduits par Emmanuel Macron et que des noms issus de ses rangs sont même évoqués pour le poste de Premier ministre, le parti de droite doit serrer les rangs pour espérer un bon résultat aux législatives, qui lui éviterait la marginalisation.

Le parti de droite dénonce donc également le nombre d'anciens élus du parti socialiste parmi les candidats d'Emmanuel Macron. "C'est une opération de recyclage du Parti socialiste en déshérence", a dénoncé le chef de file du parti, François Baroin.

Au total, 22 députés de l'ancienne majorité dont 16 du PS se trouvent sur la liste rendue publique jeudi.

Ils y côtoient des nouveaux venus en politique, comme le mathématicien Cédric Villani, la torera Marie Sara ou encore deux anciens magistrats. Le président du Rugby Club toulonnais, Mourad Boudjellal, un moment annoncé, fait partie de la dizaine d'erreurs de communication commises par l'équipe Macron, lors de l'annonce.

Emmanuel Macron doit prendre officiellement ses fonctions dimanche, lors d'une passation de pouvoirs avec le président sortant François Hollande, après laquelle il pourrait annoncer le nom de son Premier ministre.

Il effectuera dès lundi son premier déplacement à l'étranger pour rencontrer à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel.

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