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VIGILANCE SUPER-SENIOR

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

11mars 1793: Les horreurs perpétrées par les révolutionnaires français, ceux dont on vante encore les valeurs de nos jours

Les Valeurs républicaines..? Ce sont celles qui ont fait couler tant de sang...

Les Valeurs républicaines ? Ce sont hélas encore celles dont se réclament  nos dirigeants...en France...
Ces valeurs ? Non merci.

Philippe Boehler.

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  • le 11 mars 1793 : la révolte de Machecoul éclate ainsi que dans plus de 100 paroisses de Vendée.

Carrié avait déclaré entre deux noyades :

« Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. »

Rappelons qu'il fit construire des bateaux à soupapes qui noyaient cent personnes à la fois et inventa les « mariages républicains » qui consistaient à ligoter ensemble un homme et une femme qu'on précipitait dans la Loire. On évalue ses victimes à 16 000 personnes. (*)

(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, page 82

Depuis l'annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription, habillés en bleu, d'où leur surnom, arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l'affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les "Bleus", lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s'organise.

 


Conscription par tirage au sort

La Convention décrète la levée en masse, mais en laissant les autorités locales libres du choix du mode de recrutement. Pour éviter une désorganisation administrative, juges, membres des municipalités, districts et départements ne sont pas recrutables. La situation à venir résulte d'un double échec: celui des paysans qui ne délogent pas les Bleus des citadelles, et celui des Bleus qui ne tiennent pas la campagne.

A partir du 11 mars 1793, à 2 ou 3 jours près, 700 paroisses sonnent le tocsin, et en 15 jours, il n'y a plus un bleu dans le pays. Le 31 mars, Pâques sont fêtées au grand jour par les réfractaires.

 

Au nord de la Loire, début avril, la répression du général Canclaux semble l'emporter. La révolte est populaire, rurale et religieuse. Les paysans appellent les nobles à leur tête.

3 armées se forment :

  1. l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou: « la grande armée »: en particulier les Mauges (à l'origine de la révolte avec refus de la conscription à St Fulgent): Cathelineau écrit à sa femme:

    « Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre aura soin de ces innocents » (ses 6 enfants) ;

    Stofflet, garde chasse, dans l'ombre de La Rochejacquelein, Bonchamps, d'Elbée (qui fêtait la naissance d'un fils quand les paysans viennent le chercher), Lescure, La Rochejacquelein (officier de la Garde du Roi en 1791, il assiste au 10 août 1792 et se bat aux Tuileries; Il est célèbre pour sa phrase :

    « Si j'avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».

  2. L'armée du Centre (bocage) que les Sapinaud (oncle et neveu) dirigent. Elle a un moindre rayonnement que les 2 autres armées, mais elle tient la seule grand-route Nantes-La Rochelle et son verrou de Pont Charron (1° combat important, près Chantonnay) qui interdit aux renforts bleus d'arriver du Sud.
  3. L'armée du Retz et du Bas-Poitou, dirigée par Charette ancien officier de marine, émigré à Coblence, revenu pour assister au massacre des Tuileries, se cache sous son lit quand les paysans viennent le chercher, leur fait promettre obéissance. Très indépendant vis à vis du reste de l'armée catholique, il ne sera ni à Clisson, ni à Cholet, ni à la virée de Galerne.

L'armée catholique et royale connaît des effectifs variables. Aux grands chocs, elle monte jusqu'à 80 000 hommes, groupés en divisions, qui rassemblent des paroisses sous les ordres d'un capitaine de paroisse. Drapeaux blancs fleurdelisés, armement de faux, fourches, piques en général mais aussi fusils, munitions, canons qui sont pris aux Bleus l'équipent. Sa cavalerie est constituée de chevaux de labours, sans selle, avec des cordes pour étriers. La tactique de l'embuscade est celle qui domine. Les paysans « s'égaillent » pour les tendre, et donnent finalement l'assaut au cri de « Rembarre, vive la religion ». (Cri de gardien de bœufs, lorsqu'il s'agit de leur interdire une direction).

Après les « chocs » (choc = bataille.), les paysans retournent aux champs s'occuper de leurs fermes et montrer à leur famille qu'ils ne sont pas morts: il sera impossible de les faire marcher sur Paris.

Il est à noter que seules 2 routes seulement traversent la Vendée: Nantes-La Rochelle et Saumur-Sables d'Olonne.

Concernant l'unité du commandement, l'abbé Bernier fait promettre aux chefs d'obéir, sous peine de mort: Marigny, non choisi comme chef de l'armée du centre, désobéira et sera exécuté sur l'insistance de l'abbé Bernier. Le Grand Conseil de la Vendée militaire, le Conseil de Châtillon est créé après la prise de Fontenay sur les conseils de l'abbé Bernier et de d'Elbée. Il administre les territoires insurgés au nom de Louis XVII. Donissens en assure la présidence effective, l'abbé, le secrétariat. Cathelineau élu 1er généralissime le 12, après Saumur, sera remplacé par d'Elbée, puis La Rochejacquelein après Cholet, puis par Fleuriot.

Marigny, chef de l'artillerie, de caractère irascible, est parfois impitoyable avec les prisonniers. En 1794, devenu chef de l'armée du Haut-Poitou, il se brouille avec Charrette et Stofflet, qui le font condamner à mort par un conseil de guerre. Dans un des plus tristes épisodes des guerres de Vendée, il est tué par les chasseurs de Stofflet à La Giradière le 10 juillet 1794. Les troupes de Marigny refusèrent le Concordat et créèrent ainsi la « Petite Eglise » qui subsiste encore: fêtes, jeûnes de l'Ancien régime, et surtout plus de prêtres…

 

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Erig 12/03/2017 21:46

Si Machecoul fait partie de la Vendee Militaire, comme tout le sud de la Bretagne, Machecoul est bien en Bretagne et pas en Vendée.
Pour le reste, excellent article.