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VIGILANCE SUPER-SENIOR

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

Un 24 février dans l'Histoire (I)

de www.lesalonbeige.fr

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Saints catholiques et orthodoxes du jour

  • le 24 février : invention du chef de saint Jean-Baptiste, prophète et précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les Eglises d'Orient fêtent en ce jour l'invention du chef de Saint Jean Baptiste. En occident elle est célébrée le 24 juin. Il y a de nombreuses fêtes du Baptiste. La décollation se célèbre le 11 septembre. Tout cela souligne son importance. La légende affirme qu'au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans une chapelle. Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles. Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

Toutefois plusieurs églises affirment aussi détenir tout ou partie de la tête de Jean Baptiste Gênes, Damas, ou Homs ; en France, la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens détient aussi le chef supposé de Jean Baptiste, rapporté par un croisé, chanoine de Picquigny, Wallon de Sarton, au début du XIIIe siècle. Celui de l'abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély a été découvert vers 1015. Son authenticité a été rapidement contestée.

  • le 24 février 45 av. JC. : calendrier Julien.

Jules César constatant que l'année correspond à 365 jours un quart, décide en 45 av. J.C. d'appliquer un nouveau calendrier : le calendrier julien, dans lequel il ajoute, tous les quatre ans, une journée, qu'il nomme «sixième jour avant les calendes de mars» ou bissextus ou encore bis sextillis (deux fois sixième), d'où le nom d'année bissextile donné à l'année qui comporte ce jour supplémentaire. Mais ce calendrier présente aussi une erreur: une année julienne dure en moyenne 11 minutes et 12 secondes de plus qu'une année tropique. Or, au cours des siècles l'écart entre le calendrier julien et la réalité devenait de plus en plus significative. C'est pour corriger cette erreur que le pape Grégoire XIII propose le calendrier grégorien que nous connaissons. Pour corriger une erreur de 10 jours accumulée, il est décidé que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 serait le vendredi 15 octobre 1582. Voir les chroniques de ces deux jours.

  • le 24 février 303 : début (?) de la Grande persécution.

La Grande persécution désigne une vague de répression du christianisme par l'Empire romain, sous le règne de Dioclétien au début du IVe siècle. De février 303 à février 304, quatre édits en donnent le cadre juridique :

  • Premier édit du 24 février 303 :destruction des édifices de cultes chrétiens et des écrits chrétiens ;privation des charges, de dignités et de droits pour les aristocrates chrétiens ;
  • Deuxième édit du printemps 303 :arrestation du clergé, on s'aperçoit de l'immense densité des chrétiens surtout en Orient.
  • Troisième édit de l'automne 303 :obligation pour les clercs de sacrifier. On les torture et entreprend des mesures très dures
  • Quatrième édit du début 304 : obligation pour tous les chrétiens de sacrifier. On assiste à des scènes de torture
  • le 24 février 1209 : François d'Assise comprend enfin ce que Dieu attend de lui.

Le "poverello", le petit frère des pauvres.

Le 24 février 1209, il est frappé par la lecture de l'Evangile pour la fête de Saint Mathias : l'envoi en mission ; Mt, 10, (5 à 16). En effet, François vient de comprendre. Quand Jésus lui a demandé de réparer son Église, ce n'était pas d'églises en ruine, dont Il parlait, mais de l'Église, constituée d'hommes, de femmes et d'enfants que François voulait réunir pour vivre concrètement les valeurs de l'Évangile, valeurs de justice, de paix et de respect de toute la Création.Il s'écrie alors :

«Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que du plus profond de mon cœur, je brûle d'accomplir ».

A l'automne, il se retire dans un lieu appelé la Portioncule, près d'Assise, où il réunit quelques disciples, et fonde l'ordre des Frères Mineurs. Innocent III approuve oralement sa règle en 1210.

  • le 24 février 1320 : arrêt du Parlement.

En application d'une décision prise par le Roi Philippe V le Long en juin 1318, un arrêt du Parlement prescrit que les châteaux, terres et droits, qui ont été l'objet de donations de la part de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, feront retour au domaine de la couronne.

  • le 24 février 1382 : révolte de la Harelle.

A l'instar de la révolte des Maillotins à Paris ou de celle des Tuchins en Languedoc, la révolte de la Harelle voit le peuple se soulever suite à l'annonce du rétablissement des contributions indirectes sur les marchandises. Située à Rouen, la révolte se caractérise par de nombreux pillages et dégâts matériels. Le Roi Charles VI va sévèrement réprimer ce soulèvement décidant même de la suppression de Rouen le 29 mars.

  • le 24 février 1510 : Jules II lève l'excommunication à l'encontre de Venise.

De 1508 à 1511, Jules II assemble des alliances contre Venise avec Louis XII et Maximilien. Mais les victoires de Louis XII, à Agnadel, entre autre le font paraître pour un adversaire dangereux, aussi Jules II retourne son alliance avec Maximilien contre la France.

En 1511, Jules II crée la Sainte Ligue, avec Venise et l'Espagne, les cantons Suisses et le roi d'Angleterre, tandis que Maximilien s'allie à Louis XII… En 1512 Louis XII est vainqueur à Ravenne, mais est vaincu en Lombardie l'année suivante, année qui voit aussi la mort de Jules II.

  • le 24 février 1525 : défaite de Pavie, le Roi de France est fait prisonnier.

La bataille de Pavie est un événement décisif de la sixième guerre d'Italie (1521-1526). Elle marque la défaite française pour la domination du nord de l'Italie. Le Roi de France, François Ier, est fait prisonnier à Pavie par l'empereur Charles Quint (V), et est emmené prisonnier en Espagne par la mer, depuis Villefranche-sur-Mer près de Nice. Le siège de Pavie voit la mort de nombreux cadres de l'armée française.

Les deux armées se font face devant Pavie. Charles Quint laisse la direction des opérations à l'un de ses meilleurs chefs ; Charles de Lannoy, secondé par le Connétable Charles de Bourbon, disgracié par François Ier. Côté français, La Palisse et La Trémoille conseillent toujours la retraite, mais Guillaume Gouffier de Bonnivet, l'ami personnel du Roi, le convainc de combattre afin d'éviter la honte d'une retraite.

Alors que les canons français de Genouillac étrillent les Espagnols, le Roi, dans la précipitation et l'impatience de vaincre, se lance au galop à l'assaut des rangs adverses. De peur de le blesser, les tirs de l'artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée française est complètement massacrée, plus de 10 000 tués, et le Roi fait prisonnier, par un chevalier italien, Cesare Hercolani, ainsi que plusieurs généraux.

La bataille de Pavie

Beaucoup sont tués dans cette bataille, Jacques II de Chabannes, marquis de la Pallice, maréchal de France, Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori de François Ier, amiral de France, Louis II de la Trémoille, premier chambellan du Roi, l'un des grands capitaines de son époque,

François Ier prisonnier pendant un an à Madrid est contraint de faire des concessions importantes : 'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le Dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II) ; Traité de Madrid signé le 14 janvier 1526, par lequel il s'engage notamment à céder la Bourgogne, la Flandre et le duché de Milan à Charles Quint ; renoncement définitif à l'Italie.

Cependant, à son retour en France, François 1er renie le Traité car signé sous la contrainte. Ses fils sont libérés après une dure détention contre une importante rançon de deux millions d'écus d'or. Les Bourguignons refusent de se séparer de la France et la guerre recommence presque aussitôt. Le Roi de France fait savoir la défaite à la Duchesse d'Angoulême en terminant son billet par ses mots : « Tout est perdu fors l'honneur »

  • le 24 février 1563 : assassinat du duc François de Guise.

François Ier de Lorraine Duc de Guise, Duc d'Aumale et Marquis de Mayenne, dit le balafré, qui prépare la prise d'Orléans, est mortellement blessé par balles par Poltrot de Méré, un protestant. Lieutenant-Général du Royaume en 1557, il aura repris Thionville aux Impériaux et Calais aux Anglais, défendu Metz contre les troupes de Charles Quint. En 1562, commandant des Armées Royales, il battra successivement les Protestants de l'Amiral de Coligny à Rouen, puis à Dreux. Et aura été l'un des meilleurs chefs d'armée du Roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion.

Son assassin avoue avoir reçu 100 écus de l'amiral de Coligny pour perpétrer ce crime. Relire Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 17).

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