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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

OH..OSKAR...Bien présenté, c'est nature, spontané, pas guindé du tout.

com

Oskar Freysinger ? Il ne laisse personne indifférent...

Des preuves ? Ici...

Des faits, des actes concrets!  OUI

Du Bla-bla ?  NON
 

Voilà ce que l'on attend de nos *Ministres*

Merci,

Philippe Boehler

Ce samedi 18 février, à l’heure de l’apéro, je serai au restaurant du camping de Granges avec ma guitare. Un petit «break» dans la campagne électorale, pour la détente, la rencontre, l’écoute et l’amitié… Ouvert à tous!

Le péché de contact

L’une des techniques les plus détestables de la police de la pensée politiquement correcte consiste non pas à fustiger ce que quelqu’un a fait ou dit, mais de le condamner par amalgame en dénonçant ses contacts, si fugaces soient-ils.

A-t-il serré la main à untel qui a dit telle ou telle chose à telle occasion? Coupable!

S’est-il retrouvé dans la même salle qu’untel lors de telle ou telle manifestation? Coupable!

A-t-il été invité à un événement où tel autre était invité aussi? Coupable!

Cette technique perfide permet:

  1. De noyer le message de la personne visée en la discréditant par ses prétendus amis dont elle partage prétendument les propos ou les idées.

  2. D’isoler les uns des autres les esprits libres et critiques qui pourraient avoir à souffrir de l’opprobre public.

  3. De faire l’économie de toute argumentation fondée.

Cela m’est arrivé de multiples fois: lors de l’invitation du magazine Compact à Berlin, de ma participation à un colloque organisé par Robert Ménard à Béziers et, plus récemment, lors de ma rencontre avec Gérard Depardieu dans une cave sédunoise où l’ancien administrateur de ladite cave, sous le coup de poursuites, était également présent.

Du moment j’y étais, je pensais et agissais forcément comme la personne infréquentable dont j’avais croisé le chemin. C’est un procédé de compromission vieux comme le monde. Le bon La Fontaine l’a parfaitement résumé dans sa fable. Pour pouvoir croquer un petit Agneau, le Loup l’accuse d’un crime qu’il ne peut en aucun cas avoir commis.

Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né?
Reprit l’Agneau, je tète encor ma mère.
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. — C’est donc quelqu’un des tiens…

Si ce n’est toi, c’est donc ton frère: voilà la recette de base de ce qu’on appelle en allemand la Kontaktschuld, le péché de contact. Tu n’as peut-être pas fait ce qu’on te reproche de faire, mais ton copain (ami, relation, voisin de table) l’a sans doute fait. Ou pas. On s’en fiche. L’important est de te salir…

Le loup et l’agneau

En l’occurrence, la Kontaktschuld ne fonctionne que dans un sens: du loup à l’agneau. De celui qui tient le pouvoir et qui en abuse à celui qu’on veut abattre à l’aide de ce pouvoir. Or, dans notre société moderne, le pouvoir symbolique, celui des mots, est résolument ancré à gauche. Car lorsque la gauche bien-pensante faisait le tour des officines du communisme réel, suivait des camps d’endoctrinement en RDA, serrait la main à de féroces dictateurs marxistes-léninistes, personne ne s’en émouvait outre mesure! On était même décrié pour avoir simplement posé des questions.

À droite, c’est autre chose, car au-delà du centre commence le fascisme.

Pourtant, les inspirateurs du crime de contact si cher au nouveau totalitarisme de gauche sont précisément les milieux rouges et bruns des années trente du XXe siècle. En URSS, il suffisait d’avoir connu ou fréquenté un bourgeois ou un «koulak», d’avoir été son parent ou son voisin, pour finir aux oubliettes du Goulag. Dans l’Allemagne nazie, il suffisait de fréquenter des Juifs, de faire des achats dans leurs commerces ou de courtiser leurs filles pour être traité de sous-homme et risquer l’exclusion sociale, voire un séjour à Dachau.

Nous n’en sommes pas au même degré de violence aujourd’hui, mais la terreur symbolique continue de s’exercer. L’outil d’exclusion et d’intimidation, ce sont les tempêtes médiatiques, l’opprobre public et l’honneur sali.

Résister à cette pression, refuser de se laisser intimider caractérise les gens de caractère épris de liberté.

Et le droit de rencontrer librement des personnes sans devoir craindre d’être présenté comme un malfaisant personnage par simple amalgame est l’une des caractéristiques essentielles de la démocratie. Le propre d’un État de droit est de vous juger sur vos actes; le propre des régimes totalitaires est de vous juger sur votre carnet d’adresses.

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