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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

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Affaire du LOUVRE...Et si c'était la faute...du militaire?

com

Oups... Vous verrez que ce sera la faute du militaire, que d'avoir blessé ce brave touriste si gentil...
Allez AkBAR,  barre-toi ?


Philippe Boehler

Merci chers amis de RIPOSTE LAIQUE...

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"Attentat du Louvre : et si le militaire avait des ennuis ?…

Publié le 6 février 2017 - par - 18 commentaires - 1 635 vues

Le ministre de la défense Yves Le Drian, le préfet Michel Cadot, le procureur François Molins dans l’affaire de l’attentat du Louvre, ne tiennent-ils pas des propos au sens trouble ? On peut se poser la question.

L’attaque a « été gérée par un emploi gradué de la force », a salué le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian.
Le procureur Molins est dans la même veine lorsqu’il raconte qu’avisant une patrouille de quatre soldats, l’agresseur, vêtu d’un T-shirt noir avec une tête de mort, était armé de deux machettes de 40 cm de long. « Une machette dans chaque main, les bras levés et pliés derrière la tête, il s’est précipité sur les militaires en criant “Allahou akbar !” (“Dieu est grand”) ». « Il a frappé à la tête un premier militaire qui le repoussait. Il s’est alors précipité sur un second militaire qui était tombé au sol et a tenté de lui porter des coups de machette. Ce militaire l’a repoussé à coups de pied. L’auteur s’est alors dirigé à nouveau vers le militaire au sol, qui a tiré une première fois vers la partie basse de l’abdomen, ce qui ne l’a pas arrêté. » Le soldat a alors riposté « à nouveau à trois reprises » sur l’assaillant, le blessant très grièvement. « Les militaires ont scrupuleusement respecté la doctrine d’emploi des armes » s’est félicité le procureur.

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/02/03/un-homme-a-agresse-un-militaire-au-carrousel-du-louvre_5073938_1653578.html

Quant au préfet Michel Cadot, il a dit à peu près la même chose, saluant le professionnalisme du militaire. Jean-Marc Ayrault, Bruno Le Roux ont parlé dans le même sens. Bref, c’est l’unanimité, et pourtant…

Pourtant il est clair que désormais en France la bonne vieille légitime défense telle que nous la connaissions n’a plus du tout cours et que personne ne pourra plus se défendre sans avoir longuement (le temps de mourir plusieurs fois) délibéré en lui-même, réfléchi à la riposte, qui devra non seulement être proportionnelle à l’attaque comme la loi l’indique, mais de plus, dans un cas comme celui-ci, être « gérée par un emploi gradué de la force », formule admirable de langue de bois politiquement correcte.

En gros, si un type se précipite vers vous armé d’une machette, vous aurez de la chance si vous pouvez vous contenter d’abord de donner en guise de riposte quelques petits coups de pieds, si vous n’êtes pas déjà égorgé ou sérieusement entamé. Après cela seulement, et seulement si l’attaquant persévère dans l’attaque, vous pourrez peut-être utiliser une arme et cela, seulement si vous êtes militaire et armé en la circonstance.

Si vous n’êtes pas militaire et n’avez pas d’arme, la riposte rapide et utile étant rendue impossible, vous n’aurez probablement pas d’autre choix que de vous laisser gracieusement immoler sur l’autel du suicide civique imposé par le « vivre ensemble » multiculturel et les « droits-de-l’homme » et faire de toute urgence vos dernières prières.

Si vous êtes militaire et que vous ripostez, faites aussi vos prières, parce que vos ennuis ne font que commencer. Car les propos du ministre, du préfet et du procureur recèlent une menace. La réponse a été graduée disent-ils : par des gestes pour repousser le terroriste, puis par des coups de pieds, ensuite par un premier tir dans l’abdomen, et enfin par trois tirs qui ont arrêté l’agresseur. Pourquoi un tel luxe de précisions de la part du préfet, du procureur, du ministre ? On a bien l’impression que c’est pour disculper à l’avance les militaires qui ont agi, pour leur éviter des ennuis. Des ennuis, lesquels, ils n’ont fait que leur devoir penseront la majorité des gens doués de bon sens ?…

C’est que la notion de devoir a changé pour les militaires, ils doivent avant tout ne pas faire parler d’eux s’ils veulent la tranquillité, ne pas susciter de critiques, et ne donner prise à rien. Car il va forcément y avoir une enquête, une reconstitution. Supposons que des juges-mur-des-cons, toujours bien intentionnés, se mettent en tête de poursuivre ce militaire pour avoir réagi trop vite, ne pas avoir pris suffisamment de précautions, ne pas avoir assez longtemps réfléchi, etc. Supposons que la famille du terroriste porte plainte ?

On n’est pas loin d’une telle plainte, puisque le père du terroriste a déjà pris la défense de son fils, ne croyant pas à sa radicalisation, considérant qu’il était incapable de s’attaquer à quatre militaires du haut de son 1,65m. L’oncle renchérit en disant qu’on n’avait jamais vu son neveu avec une barbe, qu’il s’agit d’un très bon jeune homme, marié et père de famille et au dessus de tout soupçon. Le terroriste lui-même pourrait porter plainte puisqu’il va déjà mieux. On est loin de la politique menée en Israël où une dernière balle l’aurait définitivement expédié auprès des 72 vierges créées exprès pour cela par allah.

http://www.lci.fr/france/attaque-au-louvre-le-pere-de-l-assaillant-ne-croit-pas-en-la-radicalisation-de-son-fils-2024752.html

Le pire n’est jamais sûr, mais de là à l’organisation d’une marche blanche pour défendre le « bon jeune homme », de là à une mise en examen du militaire, il n’y a qu’un pas et les paroles du préfet, du ministre, du procureur, n’y feront rien… les nombreux militaires et policiers agressés apprécieront certainement.

Sophie Durand

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