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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
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VIGILANCE SUPER-SENIOR

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Pauvre Facebook, le censeur sans esprit.. Oh...NU soit qui mal y pense

com

Les gens bornés n'ont pas d'esprit...

Facebook vient d'en administrer la preuve...
Ses censeurs, sont de piètres connaisseurs en Art et en Histoire.

Une formule ? Localiser les censeurs ailleurs que là, où règne une autre civilisation...

Philippe Boehler

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Une statue de Neptune nu datant du XVIème siècle censurée «par erreur» sur Facebook

Publié par wikistrike.com sur 3 Janvier 2017, 08:30am

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres, #Science - technologie - web - recherche

Une statue de Neptune nu datant du XVIème siècle censurée «par erreur» sur Facebook

Alors que Facebook intensifie sa lutte contre les «fake news», ses algorithmes semblent parfois ne pas être parfaitement adaptés à l'analyse des contenus, comme en témoigne cette nouvelle affaire de censure d'une œuvre d'art jugée... «sexuelle».

Une utilisatrice italienne de Facebook a eu la mauvaise surprise de voir l'une des photographies qu'elle avait publiée sur le réseau social être censurée le 1er janvier. Pour illustrer sa page «Histoires, curiosités et vues de Bologne», Elisa Barbari, écrivain locale, avait choisi un cliché du Nettuno, l'impressionnante œuvre du sculpteur maniériste Giambologna qui orne la fontaine du même nom au cœur de la ville de Bologne. Allégorie du pouvoir papal dominant le monde, ce Neptune du XVIème siècle est représenté nu, exhibant sa musculature et sa puissance. 

Ce manque de pudeur du dieu des mers ne semble ne pas satisfaire aux exigences de pudeur telles que les a prédéfinies Facebook, qui a informé Elisa Barbari que «cette image présente un contenu explicitement sexuel qui dévoile de manière excessive le corps humain et accorde une importance trop grande aux parties intimes du corps» - et qu'il procédait donc à son retrait du site.

Indignée, la jeune femme a donc décidé de porter à la connaissance de ses contacts Facebook cet épisode qu'elle assimile à de la «censure». «Comment une œuvre d'art, notre statue de Neptune à nous, peut-elle faire l'objet d'une censure ?» s'interroge-t-elle, appelant les Bolonais à la soutenir dans sa contestation de la décision du géant américain. 

Contactés par le Guardian, un porte-parole de Facebook a expliqué que «les équipes chargées de faire le tri traitent des millions d'images chaque semaine» pour justifier ce qu'il a admis être «une erreur». Après avoir précisé que l'image «ne viole pas les conditions d'utilisation», il a indiqué que l'entreprise avait présenté ses excuses à Elisa Barbari et remis la photographie en ligne.

Néanmoins, ce n'est pas la première fois que Facebook est accusé d'être excessif dans ses décisions concernant le retrait d'images supposées enfreindre les règles d'utilisation, et plus précisément celles qui dévoilent le corps humain. L'an passé, un Norvégien avait publié la célèbre photographie ayant remporté le prix Pulitzer en 1972 et représentant une jeune Vietnamienne fuyant une attaque au Napalm : l'œuvre avait également été jugée «sexuelle» par le réseau social, qui avait ensuite fait machine arrière. En 2011, c'est L'Origine du Monde de Gustave Courbet qui avait été censurée, provoquant une polémique quant aux critères retenus par Facebook pour effectuer ses choix.

Au-delà de la question d'un dysfonctionnement des algorithmes permettant l'analyse des millions d'images circulant sur Facebook, cet incident pose de plus larges questions. L'affaire de la censure du tableau de Gustave Courbet a donné lieu à une bataille entre la justice française, qui s'estimait compétente pour juger cette censure abusive, et le géant américain qui, selon ses clauses d'utilisation, n'était justiciable qu'en Californie. En février dernier, c'est finalement la cour d'appel de Paris qui a remporté ce bras de fer

Alors que Facebook s'est lancé dans la guerre aux «fakenews» et entend combattre les informations erronées ou mensongères diffusées sur son réseau par ses utilisateurs, l'approximation de ses logiciels de traitement pourrait poser quelques soucis à l'efficacité de cette nouvelle mission - d'autant que les critiques à l'égard du biais politique dont le réseau social est soupçonné se sont multipliées ces derniers temps.

 

Source: Wikistrike

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