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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

L' Hallali d'Alain JUPPE

com

Alain JUPPE ..........mauvais perdant...
Alain JUPPE ..........ah...l'in....stant est venu de renoncer.

Renoncez  M Juppé, vous vous êtes déconsidéré par vos basses attaques contre votre *ami* F Fillon...
 

Un électeur de base...
Philippe Boehler

«Tu es devenu méchant et menteur» : quand Bernard Debré incendie le candidat Juppé

Alain Juppé lors d'un meeting de campagne © Regis Duvignau Source: Reuters
Alain Juppé lors d'un meeting de campagne

L'ex-ministre et actuel député Les Républicains de Paris Bernard Debré a publié un texte au vitriol dénonçant les attaques d'Alain Juppé visant François Fillon, qu'il estime «monstrueuses et inacceptables».

«As-tu perdu la tête ? [...] Si tu avais été digne, tu aurais abandonné la compétition, l’écart entre ton score (28,5%) et celui de François Fillon (44,1%) étant sans appel». Dès le début de la missive incendiaire, Bernard Debré donne le ton. 

L'élu parisien, qui a fait partie du gouvernement Balladur avec l'actuel rival de François Fillon, n'a pas du tout apprécié la tournure prise par la campagne des Républicains pour l'investiture de leur candidat à la présidentielle.

«Tu es agressif, utilisant des arguments falsifiés, mensongers, attaquant l’homme plus que son programme. Certains de nos amis qui te regardent et t’écoutent sont abasourdis», assène Bernard Debré à Alain Juppé, avant de détailler les mensonges qu'il lui attribue.

«Comment oser affirmer que François Fillon soit contre l’avortement et veuille en abolir la loi ? […] Ton affirmation est non seulement fausse, mais aussi et surtout nauséabonde. Il en va aussi du mariage entre personnes de même sexe. Tu oses affirmer que François Fillon y est opposé, alors qu’il a dit et écrit à plusieurs reprises le contraire», dénonce l'ancien ministre, faisant référence aux accusations portées ces derniers jours par le candidat.

«Tu voudrais faire passer François Fillon pour un extrémiste, à la limite fasciste, alors qu’il est tout le contraire et tu le sais. […] Ces accusations de ta part sont monstrueuses et inacceptables. [...] Tu es devenu méchant et menteur», ajoute-t-il.

Lire aussi : Percée de Fillon : «Nos médias n’ont rien vu venir», tout comme avec Trump

Bernard Debré conclut alors sa lettre de façon expéditive, illustrant par là le sentiment de révolte qu'il revendique : «Quel est ton but : être président ? Tu sais au fond de toi que cela n’est plus possible.»

Alain Juppé a multiplié les attaques à l'encontre de François Fillon ces derniers jours, d'une part sur le plan national, et d'autre part sur le plan international. Ainsi, la relation du candidat républicain avec la Russie a été dénoncée, au même titre que sa position concernant la Syrie et sa volonté d'inclure Bachar el-Assad dans le processus de paix. Des accusations que l'intéressé a qualifiés de coups «en-dessous de la ceinture».

Lire aussi : Frédéric Lefebvre : «J'ai été choqué par les coups bas sur les réseaux sociaux» lors de la primaire

 

Le naufrage d'Alain Juppé, par les Arvernes

Les Arvernes, groupe de hauts fonctionnaires, de professeurs, d’essayistes et d’entrepreneurs, estime qu'Alain Juppé n'a jamais été "le meilleur d'entre eux" et qu'il se prépare à perdre dans l'indignité.

Hallali

Publié le

image: http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2016/11/000_hb9n0.jpg

Le naufrage d'Alain Juppé, par les Arvernes
 

L’adage est sage qui rappelle qu’il est souvent plus difficile de finir que de commencer. Pourrait-il mieux s’appliquer qu’au crépuscule de la vie politique d’Alain Juppé ? Cette vie politique, mue par une ambition qui comme souvent trouve ses racines dans l’enfance, avait commencé de façon bravache : furieux d’avoir été classé à un rang indigne du sien à l’Inspection des Finances pour avoir critiqué Valery Giscard d’Estaing, Alain Juppé s’était fait l’homme-lige de son premier concurrent, Jacques Chirac.  Quarante et quelques années plus tard, après avoir occupé les plus grandes fonctions, quelques déboires, y compris judiciaires, elle se termine dans la politique politicienne.

Disons-le tout net : Alain Juppé, qui n’a jamais été le "meilleur d’entre eux" que pour la chiraquie, laquelle a su imposer sa suprématie aux droites, a bien des défauts justifiant que la magistrature suprême lui soit refusée.

D’abord, et c’est le plus grave, son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est. L’opposition avec la vision que propose François Fillon est à cet égard essentielle. Oui, trois fois oui, le temps des demi-mesures est passé ! La France a urgemment besoin de réformes en profondeur, et l’élection de 2017 est sans doute la dernière chance qu’il lui reste, sauf à renouer avec son Histoire constitutionnelle houleuse, qui, rappelons-le, met Paris à feu et à sang tous les 40 ans depuis 1789. On ne peut pas se prétendre le rempart contre les extrêmes, comme le proclame Alain Juppé, et ne pas comprendre que la mollesse chiraquienne est la maladie de langueur de la droite depuis 1995. Oui, trois fois oui, la France, comme tous les pays occidentaux comparables (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne) a raison de se droitiser : elle redécouvre que le monde est dangereux, que les excès de l’État Providence créent la pauvreté au lieu de la combattre, que les populations sont ancrées dans une histoire ! Il n’est que temps, sur ce plan, pour paraphraser François Furet, d’en finir avec mai 68 et ses avatars, l’esprit bobo en étant le plus récent.

Ensuite son incapacité à juger les hommes. Les américains, qui n’ont pas de leçons à donner mais que nous pouvons parfois regarder, ont coutume de s’interroger sur les qualités du "chief commander", c’est à dire sur les traits de caractère indispensables à la fonction.  Si Alain Juppé en possède sans doute beaucoup, de travail, de sérieux, d’expérience des affaires publiques, il en est un, que ceux qui l’ont approché ont perçu, qui lui fait cruellement défaut : la capacité à juger les hommes ! Tout au long de sa vie publique, Alain Juppé – il n’est pas le seul - s’est entouré d’hommes et de femmes faibles, révérencieux, insusceptibles de lui faire de l’ombre (souvenons-nous que c’était le critère de choix de JP Raffarin en 2002), et en même temps lui ressemblant. Sur ce plan, en dépit d’exceptions notables, la campagne qu’il a menée aux primaires, si malhabile, si déconnectée des réalités, alors même qu’il avait tant de cartes en main, est et sera largement l’échec d’une équipe qui aura passé plus de temps à se partager le pouvoir espéré qu’à apporter une réponse convaincante aux nécessités du temps.

 

 

 

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