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Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, 
vus sous la loupe d'un super senior.

VIGILANCE SUPER-SENIOR

Politique, survol de l'actu, réflexions, propositions, vus sous la loupe d'un super senior.

Election de Donald Trump = Oh Rage et désespoir du système

com

Chers amis et lecteurs,

Je suis fort aise...
Le système mondialo-gauchiste a perdu..
Même un journal fort bien rédigé comme www.letemps.ch fulmine.
En cause, sa tendance de gauche...
Hélas Messieurs les journalistes , il faut vous reprendre...Le monde n'est pas si gauche que ça...Il y en a pour tous les goûts..

Nous autres , modestes internautes du 5 ème pouvoir,sommes maintenant en mesure d'exprimer nos idées, celles du bon sens terrien peut-être...


C'est cela qui a changé la donne, Mesdames et Messieurs...
A bon entendeur salut !

 

Philippe Boehler  

Le Temps Logo

 
 

Newsletter du 09.11.2016

 
 

Avec Donald Trump, une vague populiste dévastatrice

Après deux mandats imparfaits mais dignes de Barack Obama, la rage et la colère arrivent à la Maison-Blanche

C’est un paradoxe comme seuls les Etats-Unis peuvent en produire. La première puissance du monde est en passe d’élire Donald Trump, un homme d’affaires sexiste, xénophobe et dont le comportement tout au long de sa vie montre à quel point il peut être imprévisible et borderline. Celui qui s’apprête à devenir le 45e président des Etats-Unis succédera à Barack Obama, premier métis à accéder au poste suprême et dont on espérait qu’il réconcilierait le pays avec ses minorités. Ce dernier n’a pas failli – son bilan sera sûrement jugé par l’histoire beaucoup plus positivement qu’aujourd’hui, surtout avec ce qui est devant nous – mais son double mandat dont on retiendra la dignité et l’intégrité n’a pas permis de calmer la rage profonde qui parcourt cette grande démocratie.

Les inégalités, créées par un système qui crée de la croissance sans être capable de la répartir équitablement, ont laissé trop de monde sur le bord de la route. Les exclus, les petits blancs et les minorités, qui ont envie de s’intégrer plus profondément quitte à accepter le côté sombre de l’âme américaine, ont donné leur voix au démagogue, au menteur, au tricheur qu’est Donald Trump. C’est la fin de l’ère du politiquement correct et de ce qu’il avait de sophistiqué dans le traitement des minorités et des plus faibles. Le nouveau président peut se moquer des handicapés, traiter les Mexicains de violeurs et avouer ne pas pouvoir contenir ses pulsions avec les femmes, tout cela ne l’a pas pas empêché d’être élu. Un signe que la haine contre les élites, médias compris, est bel et bien majoritaire.

Hillary Clinton a perdu et, avec elle, un pan de l’histoire politique américaine. La démocrate, dont le parcours l’a mené des combats pour les droits civiques sur les campus dans les années 1960 jusqu’aux salons ultra select du pouvoir à Washington et à Wall Street, s’arrête devant la porte de la Maison-Blanche. Hillary et sa sale manie du secret ne sera jamais plus pour les livres d’Histoire que la première dame de Bill, son mari. Le temps ne lui aura pas donné raison malgré l’acharnement de l’ancienne avocate à vouloir obtenir le pouvoir.

La démocratie américaine subit un choc terrible et l’élection du 8 novembre 2016 ouvre un véritable champ de ruines politique. Cette campagne qui a «dégouté 82% des Américains» selon un récent sondage, a mis à terre les deux grands partis. Les Républicains se sont montrés incapables de déjouer l’ascension d’un Donald Trump pourtant indésirable dans sa propre famille depuis le début. Quant aux Démocrates, ils ont assisté à l’émergence d’un Bernie Sanders très à gauche dont ils seront obligés de tenir compte. Pour les «rouges» comme les «bleus», la reconstruction s’annonce difficile alors que la démocratie a besoin de ces formations pour structurer une pensée, sélectionner des personnalités et organiser une action.

Les Américains sont divisés entre la joie et la nausée. Le monde voit, lui, émerger après le Brexit, une vague populiste toujours plus dévastatrice.

Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef

A lire:

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INTERNATIONAL

Résultats de l'élection américaine 2016: Donald Trump est élu président des États-unis, selon les projections des médias

Dans un retournement de situation absolument incroyable, le milliardaire new-yorkais a battu Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche

09/11/2016 08:43 CET | Actualisé il y a 1 heure
Reuters
Résultats de l'élection américaine 2016: Donald Trump est élu président des États-unis, selon les projections des médias

ÉTATS-UNIS - Le cauchemar qu'a été la campagne présidentielle pendant 17 mois a connu mardi 8 novembre la fin qu'aucun sondage ou outil de prévision n'avait prévue: Donald Trump a remporté l'élection américaine 2016.

 

À 70 ans, le magnat de l'immobilier new-yorkais a remporté la majorité des 538 grands électeurs qui étaient en jeu, selon les projections des médias. Le candidat républicain deviendra ainsi le 20 janvier 2017, contre toute attente, le 45e président des États-Unis. Selon les chaînes CNN et NBC, Hillary Clinton a appelé Donald Trump pour reconnaître sa défaite.

 

Et aussi : Revivez l'incroyable nuit électorale américaine

Après une nuit électorale interminable, Donald Trump -impulsif, agressif et dépourvu de toute expérience politique- l'a donc emporté face à Hillary Clinton -Première Dame, sénatrice de New York et Secrétaire d'État- à la surprise générale. Comme il l'a fait à chaque étape depuis l'annonce de sa candidature l'an dernier.

 

Connu pour son immense fortune, ses gigantesques buildings, ses divorces et son émission de télé-réalité "The Apprentice" qu'il animait depuis 2004, celui qui remplacera Barack Obama avait fait sourire bien des Américains en descendant de son escalator doré de la Trump Tower à New York en juin 2015 pour se lancer dans la course à la Maison Blanche.

 

Il a tout osé, mais rien ne l'a jamais arrêté

Il a cependant rapidement bondi dans les sondages et mis hors-jeu ses adversaires républicains à grands coups de discours outranciers, jouant sur les frustrations et les peurs des Américains et promettant de "rendre aux États-Unis leur grandeur".

Il a tout osé: il a dénoncé "un système truqué", accusé des responsables politiques et des médias de "corruption", proposé de construire un mur à la frontière mexicaine -payé par le Mexique- pour empêcher l'immigration, d'expulser 11 millions de clandestins, d'interdire l'entrée du territoire aux musulmans pour se protéger du terrorisme. Mais rien n'a arrêté son ascension.

Quand est venu le temps d'affronter Hillary Clinton en face-à-face, il s'est contredit, a changé d'avis, a montré les limites de ses connaissances sur de nombreux dossiers, il a insulté les femmes, les électeurs hispaniques et noirs. Encore une fois, rien n'y a fait. Les sondages nationaux ont de temps en temps flanché, mais Donald Trump a toujours réussi à remonter la pente.

Le magnat de l'immobilier, qui habite un triplex tout en dorures au sommet de la Trump Tower sur la 5e Avenue à Manhattan, a aussi été accusé par une dizaine de femmes de baisers volés et gestes sexuels déplacés, s'est lancé dans des altercations puériles sur Twitter, a refusé de publier ses feuilles d'impôt comme le veut la tradition et a menti un nombre incalculable de fois. Jusqu'au 8 novembre 2016, personne n'a donc jamais vraiment cru à sa victoire.

Aussi incompréhensible que cela puisse sembler, elle est aujourd'hui bien réelle.

Election de Donald Trump = Oh Rage et désespoir du système
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